Les Ultras Inferno, le club de supporter le plus influent, a très mal accepté la non-prolongation de Mircea Rednic en mai dernier. Une décision qui, aujourd’hui, ne passe toujours pas. "Ce n’est pas oublié ! Mettre quelqu’un dehors alors qu’il a fait du super-bon boulot en réussissant à qualifier l’équipe pour la Coupe d’Europe, c’est difficile à expliquer", nous confie un membre des Ultras.

La relation entre les Ultras et le coach roumain était plus que parfaite. "Mircea, c’était un enfant de Sclessin. Avec son passé rouche , la porte était déjà ouverte pour lui. C’est un peu comme Michael Goossens qui, plus jeune, était dans les tribunes du stade. C’est un Rouche pure souche."

Le Roumain était arrivé à la tête de l’équipe alors que la fracture entre le public et ses joueurs était énorme. "Il a su ramener la rage de vaincre dans le groupe et ressouder quelque chose qui semblait totalement cassé."

Lorsque Mircea Rednic est revenu au Standard, il a directement reçu des consignes précises des Ultras Inferno. "On lui avait envoyé un message en lui demandant de ramener l’esprit Standard et la passion à Sclessin. Il avait répondu qu’il le ferait. Il a bien tenu sa parole."

Cet après-midi, c’est à la tête de Gand que le Roumain débarquera à Sclessin. "On ne peut pas confondre notre sympathie pour Rednic et notre envie de voir notre club atteindre les sommets. Nous sommes dans la dernière ligne droite avant les PO1, nous devons donc prendre les trois points même si cela se fait au détriment de Mircea."