ÉCLAIRAGE

CONSULTANT

Enzo Scifo maîtrise à la perfection toutes les données concernant certains principes élémentaires en matière de reconversion.

Après avoir accepté d'endosser la double vareuse de joueur et de vice-président au Sporting de Charleroi, le voilà aujourd'hui entraîneur en chef d'un club pour lequel il ne défendra plus les couleurs qu'en position assise.

La mise à l'écart, peu élégante, de Manu Ferrera ne fera que peu de vagues si les résultats positifs s'enchaînent à la pelle. Mais

Bien inspiré par la mainmise de Guy Roux sur la totalité des coulisses du club d'Auxerre et de ses environs, Enzo se veut aujourd'hui le nouveau maître d'oeuvre d'un club en chantier.

Cumulant les fonctions mais estimant qu'il a encore beaucoup de choses à apprendre, sur et en dehors des terrains d'entraînement, il lui faudra une sacrée dose de réussite sur le court terme pour jouir d'un certain crédit.

Les vrais problèmes ne pointeront que plus tard: pas de problème de sélection face à Saint-Trond par manque de joueurs valides ou en raison d'absences pour cause de suspension Les joueurs se contenteront-ils de courses folles dans les bois et d'absence de véritable travail tactique aux entraînements?..

Il est vrai qu'en Belgique, de nombreux joueurs en ont vu d'autres et de bien plus comiques encore. Même Ivic considère qu'un club comme le Standard n'a pas besoin d'un véritable entraîneur pour l'instant Et Luciano D'Onofrio, qui a pourtant investi un paquet d'argent dans ce club, a placé un frère inexpérimenté en matière de gestion sportive de haut niveau sur le banc de touche.

Marc Grosjean, un autre entraîneur en plein écolage des dures réalités de notre compétition, à la recherche de points et d'une deuxième victoire pour espérer encore un peu le maintien, prépare quant à lui ses troupes sur des terrains de bowling.

Ce métier est vraiment complexe tant les voies parcourues pour atteindre la victoire sont multiples et parfois mystérieuses.

Johan Boskamp, quatrième entraîneur viré de la saison, fait aujourd'hui les frais d'une saison calamiteuse du côté de Genk et d'une campagne de transferts (coûteuse) pour laquelle il eut carte blanche et qui ne produit pas d'effet positif. La mine déconfite, il quitte la scène pour quelque temps mais avec une nouvelle grosse prime, de sortie cette fois.

Ces entraîneurs sont-ils à plaindre ou faut-il louer leur obstination?

L'affaire Gerets-Stojic est-elle une amorce de réponse?

© La Libre Belgique 2000