Cela chauffe au San Paolo: le vestiaire n'a pas respecté la mise au vert prévue à l'issue du triste nul contre Salzbourg (1-1).

Dominateur mais maladroit, Naples n'a pris qu'un point mardi à domicile face au RB Salzbourg et devra attendre au moins la prochaine journée pour assurer sa qualification pour les huitièmes de finale de la Ligue des Champions. La faute à ce satané Haaland qui a (encore) frappé, dès la 11e minute sur penalty pour Salzbourg. Le septième but dans cette C1 du jeune Norvégien de 19 ans. L'équipe d'Ancelotti n'a pu que sauver les meubles avec Lozano peu avant la pause. Les Italiens se retrouvent deuxièmes du groupe E à une longueur de Liverpool, le tenant du titre.

Le Napoli est donc passé à côté d'une victoire qui lui aurait sans doute permis de sortir de la grisaille. D'autant que la fin du match s'est transformée en véritable tragédie...

Alors que le président Aurelio De Laurentiis avait décidé d'envoyer l'équipe au vert pour la suite de la semaine (Ndlr: une décision prise déjà lundi après la défaite contre l'AS Rome), dans la foulée du match, ses joueurs se sont rebellés. Au lieu de prendre la direction de Castel Volturno, le centre d'entraînement napolitain, en bus comme prévu, ils sont rentrés chez eux! Quant au coach Ancelotti, même s'il ne partage la décision de son président, il n'a pas commenté la mutinerie fomentée par ses ouailles.

D'après le quotidien Repubblica, un sérieux clash dans le vestiaire napolitain aurait eu lieu à l'issue de ce match de C1. "On rentre chez nous, tu peux le dire à ton père", aurait balancé Lorenzo Insigne, l'un des leaders de cette fronde, à Aurelio De Laurentiis, le fils du président. Ancelotti aurait tenté de calmer les esprits surchauffés, mais sans réussite. Aux côté d'Insigne, Dries Mertens faisait apparemment partie des meneurs de cette révolte, tout comme Koulibaly, Callejon ou Allan.

Selon Sky Italia, les joueurs auraient même déjà anticipé une réponse musclée de leur patron en contactant leur avocat. Naples est au bord de l'explosion, il ne manquerait plus que le Vésuve se réveille...