José Riga et le Standard, c’est fini. La nouvelle a été lancée hier matin sur le site Internet du journal "Le Soir". Le coach l’a confirmé lui-même après le Clasico.

"J’arrête : j’expliquerai les raisons de ma décision lors d’une conférence de presse ce lundi", dit José Riga. "La nouvelle ne devait pas être communiquée aujourd’hui. Mais les circonstances (NdlR : une fuite) ont changé la situation. Il s’agit d’une décision personnelle, mûrement réfléchie. Cela ne sert à rien de chercher midi à quatorze heures. Vous verrez ce lundi que j’ai de bonnes raisons. J’ai un autre projet, c’est tout. Dans le foot, évidemment, car je reste José Riga, un amoureux de foot "

Est-ce la direction qui a poussé José Riga vers la sortie ? "La décision vient de moi, mais je pars en commun accord avec la direction", répond le coach. "Quid du reste du staff ? On verra."

José Riga conclut avec un rapide bilan de son année à la tête du Standard.

"Je suis revenu avec plaisir et j’ai tout donné. Mais on a connu une saison noire. Le plus grave, c’est la perte d’un ami, Guy Namurois. Après cela, il y a eu les blessures. Cela fait un moment que je suis entraîneur et je n’ai jamais connu cela. Ce cumul de ce qui était plus que des contretemps. Malgré tout, on a fini la phase classique avec plus de points que la saison passée, on a été l’équipe belge qui est allée le plus loin en Coupe d’Europe Mon seul regret, c’est la gestion du match retour en Coupe de Belgique, sans dire pour autant qu’on l’aurait gagnée. Sur l’ensemble, j’ai fait mon boulot. Et plutôt bien."

Du côté des joueurs, la surprise et la consternation continuaient hier soir de s’imbriquer. Depuis la porte de vestiaire, personne ne semblait avoir senti le vent tourner. Au même titre que Batshuayi et Buyens, Felipe restait d’ailleurs sonné à l’issue de la partie. "On ne s’y attendait pas. Il nous a parlé avant le match alors que ce n’était pas dans ses projets mais les rumeurs l’ont obligé à se précipiter. On perd un grand monsieur".

Plus que d’autres, le Brésilien regrettait de ne pas avoir pu lancer un cadeau d’adieu à un entraîneur dont le côté humain était hier souligné à gros traits. "Je voulais gagner ce match pour lui, je me l’étais promis avant de rentrer sur le terrain. Le plus dur pour moi, c’est d’avoir raté cet adieu."

Car l’avenir - même incertain - devrait désormais les séparer. "Laissez Riga s’exprimer lui-même sur son projet", lançait Réginal Goreux. "Il nous a parlé dans le vestiaire avant le coup d’envoi. Il a tenu à nous remercier mais il a aussi demandé à ce que certaines choses ne soient pas divulguées. Il s’en chargera."

David De Myttenaere et Thibaut Roland