Robert Waseige: "Je suis ouvert à toutes les propositions"
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Robert Waseige: "Je suis ouvert à toutes les propositions"

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Publié le - Mis à jour le

L’entraîneur Robert Waseige qui, après un excellent Mondial-2002, avait quitté l’équipe nationale de football pour reprendre les commandes du Standard de Liège, le club de son coeur qu’il ambitionnait de mener au titre de champion de Belgique, a été limogé lundi.

Après cinq journées de championnat et un seul point au compteur, le Standard de Liège s’est donc séparé d’un homme charismatique qui devait le ramener vers un titre national boudant le club liégeois depuis 1983.

L’oeuvre de Waseige restera inachevée car, à 63 ans, «Bob the Coach» pensait terminer sa carrière au Standard à l’occasion de son troisième passage au stade de Sclessin.

Surnommé le «Mage», Waseige n’a pas trouvé la formule magique pour réussir son pari.

Jamais dans sa carrière d’entraîneur qui l’aura conduit de Liège au Sporting de Lisbonne (Portugal) en passant par Charleroi et Lokeren, il n’aura obtenu un titre de champion. Seule une Coupe de Belgique conquise en 1990 avec le FC Liégeois garnit son palmarès.

Au paradis avec les Diables Si à onze reprises, Waseige a conduit ses clubs en Coupe d’Europe, sa plus belle expérience restera toutefois la qualification acquise avec l’équipe de Belgique pour le Mondial-2002 et le très bon parcours effectué au Japon.

Eliminés en huitièmes de finale par le Brésil après avoir dominé et bousculé les futurs champions du monde, les Diables Rouges avaient quitté l’Asie la tête haute, tandis que Robert Waseige faisait taire ses détracteurs.

Premier sélectionneur wallon de l’histoire du football belge, Waseige le francophone n’avait pas été accepté par certains journalistes flamands.

En Belgique, une fois encore, une querelle voyait le jour par voie de presse entre la Wallonie, région francophone du sud de la Belgique, et la Flandre, la partie néerlandophone du nord du pays.

«La presse du Nord n’a jamais avalé que l’Union belge fasse appel à un Wallon, pouvait-on lire dans le quotidien francophone Le Soir en juin dernier. Pour elle, il y a trois postes qui ne peuvent être occupés par un francophone: Premier ministre, entraîneur d’Anderlecht et sélectionneur fédéral.» Malgré les critiques acerbes et une pression immense pesant sur les épaules d’un homme opéré du coeur en 2000, Waseige avait réussi à faire parler positivement de la Belgique au Mondial.

Le «Bonpapa des Diables» espérait rebondir une dernière fois à Liège. Les dirigeants du Standard, dont le principal bailleur de fonds est le français Robert Louis-Dreyfus, ne lui en ont pas laissé le temps.

REACTIONS DE ROBERT WASEIGE

Robert Waseige se dit très triste de la décision du club. Pour lui, la décision a été prise trop rapidement. "J'en étais toujours au stade de l'expertise et de la connaissance sérieuse de l'équipe. La décision de me licencier a été vraiment très rapide. Je dirai même trop", a expliqué Robert Waseige à l'agence BELGA, lundi après-midi. Le Liégeois avait accepté de reprendre le Standard à la veille de son envol pour le Japon. "J'avais choisi le Standard en toute connaissance de ses difficultés. Je voulais relever le défi. C'était un challenge, mais j'ai été coupé dans mon envol. La sagesse aurait recommandé de me laisser encore un peu de temps. Je suis triste, c'est certain. Mais ça fait partie des règles non-écrites du milieu", a-t-il expliqué.

L'ancien entraîneur ne sait pas expliquer pourquoi la "sauce" n'a pas pris au Standard. "Ce qu'il a manqué? Des points!", estime-t-il. "Nous avons manqué de réalisme et nous avons encaissé des buts trop facilement tout en ne concrétisant pas les occasions. Le problème c'est que certains croient qu'une saison ou un parcours d'équipe se décide sur un coup de tête. Et remettre tout en question après 4 ou 5 matchs, c'est un peu rapide".

Robert Waseige ne cherche cependant pas à pointer un coupable du doigt. "J'endosse sans discussion ma part de responsabilité. Un point sur quinze, évidemment... ça montre que l'équipe n'a pas fonctionné. Mais je ne veux pas qu'on me traite de coupable. Et sincèrement, je ne vois pas un coupable", s'est exclamé le Liégeois.

Même s'il parle de "mauvais feuilleton", l'ancien sélectionneur national dit qu'il s'est séparé du Standard "en bons termes". "Je crois que quand certains disent qu'ils sont tristes de mon départ, ils sont sincères. Mais un club de football, c'est une entreprise. Et sa politique est décidée de manière abstraite, c'est-à-dire par un conseil d'administration dont je ne connais même pas la composition exacte. Mmais je ne vais quand même pas pleurer sur mon sort", Robert Waseige se dit néanmoins prêt à relever de nouveaux défis. "Je ne tourne pas la page. Tant que ma santé me le permettra et que l'envie sera présente, je ne me priverai pas de cette joie d'entraîner une équipe de football", a-t-il expliqué avant de conclure: "Je suis ouvert à toutes les propositions".

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