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Football

Robert Waseige revient à Charleroi

Jean-François Prévost

Publié le - Mis à jour le

Après avoir concocté un plan financier qui a convaincu le tribunal du commerce, après avoir prolongé le contrat de Bertrand Laquait qui passe pour l'un des meilleurs gardiens de but de notre championnat, Abbas Bayat a donc sorti un nouveau lapin de son chapeau: Robert Waseige devient le directeur sportif de Charleroi. Il sera désormais le chef du staff et aura les pouvoirs de décision. C'est un homme enthousiaste qui s'est présenté à la presse.

«Je suis heureux de ce nouveau retour (NdlR: il avait été l'entraîneur à grand succès du Sporting entre 1992 et 1994 ainsi qu'entre 1997 et 1999) parce que d'une part, j'ai toujours les sensations et que d'autre part, je me réjouis de ne pas remplacer quelqu'un. Je vais donc juste compléter une structure bien en place.»

L'envie comme moteur

Même s'il en a les apparences, Robert Waseige ne veut nullement passer pour un chef absolu:

«Je compléterai une équipe en place dont je connais tous les éléments puisque, en d'autres temps, j'ai travaillé avec Dante Brogno, Istvan Gulyas, Michel Bertinchamps, Raymond Mommens et, bien sûr, Pierre-Yves Hendrickx. Nous allons renforcer l'harmonie et l'esprit collectif existants. En fait, seul Abbas Bayat m'était inconnu mais j'ai pu me rendre compte que l'homme était un véritable patron à l'esprit de décision.»

Il n'empêche: le nouveau directeur sportif de Charleroi sera présent sur le terrain lors des entraînements, il s'installera sur le banc pour suivre les matches, décidera du choix tactique et de la composition de l'équipe. Il assumera en fait toutes les attributions liées au coaching: «Ma première action consistera à me rafraîchir la mémoire. Le club a évolué depuis que je l'ai quitté mais je ne débarque pas en terre inconnue. Au contraire, je reviens chez des amis. L'essentiel, c'est que j'ai encore l'envie, donc que je veux retrouver le plaisir et surtout le communiquer aux jeunes joueurs qui composent le groupe carolorégien. Si c'était le cas, nous effectuerions un grand pas en avant. Le sentiment qui prédomine, c'est la curiosité. J'aimerais que les joueurs soient capables de la pousser très loin avec générosité.»

On se retrouve devant un de ces challenges dont Robert Waseige a toujours été friand: «C'est très bien qu'il en soit ainsi. N'ayant jamais établi un plan de carrière dans un milieu qui, à mes yeux, ne s'y prête pas, je poursuis mon mode de fonctionnement. Le plus important, c'est d'aller là où on a vraiment envie d'aller. Après une mise à l'écart de plus d'un an, cette envie commençait à me «chatouiller» mais il fallait que je sois attiré par l'opportunité qui se présenterait. La passion me donnait des démangeaisons. En outre, je considère un rappel comme un compliment. Je n'ai fait un mauvais choix qu'une seule fois, mais c'est du passé.»

© Les Sports 2003

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