Roger Vanden Stock s’est adressé de manière ferme aux joueurs lundi matin.

Guillaume Gillet l’avait expliqué dans les colonnes de la DH le 16 janvier dernier, quelques jours après sa signature au FC Nantes. On lui avait demandé ce qui l’avait le plus marqué durant toutes ses années anderlechtoises : "Quand le président descend dans le vestiaire pour remonter les bretelles des joueurs, c’est très impressionnant. Ça n’arrive, en moyenne, qu’une fois par saison mais ça marque les esprits car ça calme de voir un homme au naturel si gentil se mettre en colère."

Cette descente annuelle de Roger Vanden Stock, c’était lundi matin. En compagnie d’Herman Van Holsbeeck, il a tapé du poing sur la table dans le vestiaire malgré le succès de la veille contre Charleroi. Il s’est d’abord adressé aux cadres du vestiaire (les mieux payés et qui ont pour mission d’assurer le maintien des valeurs anderlechtoises) avant de se tourner vers le groupe tout entier. S’il ne s’est pas fâché tout rouge comme cela a déjà pu arriver dans le passé, le président a tenu un discours très ferme aux joueurs. On entendait ensuite les mouches voler à Neerpede.

"C’était très positif de voir ça", témoigne Besnik Hasi. "Le président veut voir la faim et la motivation dans l’équipe. Son message était clair : on doit tous se concentrer sur notre travail et gagner des matches. Sa conclusion était qu’on doit s’en sortir tous ensemble car on est un groupe. Dans la foulée, j’ai senti les effets bénéfiques de ce discours car on a très bien travaillé pendant la semaine. Quand toutes les têtes sont tournées vers le même objectif, c’est déjà très positif. J’espère qu’on verra ça dès vendredi à Saint-Trond."