Roger Vanden Stock tourné vers l’avenir
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Football

Roger Vanden Stock tourné vers l’avenir

Benoît Delhauteur

Publié le - Mis à jour le

Décontraction. Voilà le terme qui décrit le mieux l’atmosphère régnant au sein de la délégation anderlechtoise qui s’est envolée hier matin pour Sivas. Malgré le soleil radieux, les joueurs ne sont pas partis en touristes : ils sont conscients de leur tâche. Ils sont aussi réalistes et savent que la qualification ne peut pas leur échapper Ce sentiment était partagé par Roger Vanden Stock. Confiant et optimiste, le président anderlechtois se confie sur les ambitions européennes de son club.

Président, rarement un déplacement européen a été abordé de manière aussi tranquille...

Je n’avais même pas osé rêver d’un tel scénario. J’aurais déjà été content de nous rendre en Turquie avec un but d’avance Pour une fois, nous ne ressentons donc aucun stress. Je ne me rappelle même pas la dernière fois que nous avions remporté un match aller par un tel score sur la scène européenne. Cela doit faire très longtemps ! (NdlR : c’était contre Bakou, en préliminaire de "C1" en juillet 2005). Mais attention, ce match reste à jouer et les Turcs doivent une revanche à leurs supporters.

Y a-t-il tout de même un enjeu dans cette rencontre ?

Cela me paraît impossible de perdre par plus de 5-0. Comment pourrait-on encaisser six buts ici ? A mes yeux, la qualification est assurée à 99 %.

Qu'est-ce qui vous a le plus marqué lors du match aller : la qualité du Sporting ou la faiblesse de Sivasspor ?

Surtout la prestation d’Anderlecht ! L’équipe s’est montrée très en forme, ce qui n’est pas forcément évident si tôt dans la saison. Tout le monde est affûté et le noyau est suffisamment large pour que nous poursuivions dans cette voie.

L'amertume suscitée par la perte du titre est-elle définitivement effacée ?

À mon sens, on parle trop de la saison dernière. Tout cela, c’est fini. L’important, c’est que l’équipe est plus forte aujourd’hui et qu’elle répond aux attentes, pourtant très hautes. En Belgique, nous n’avons jamais cessé d’être le club numéro un et les deux titres du Standard n’y changent rien.

Et en Europe ?

Je déteste parler de BATE mais les joueurs ont retenu la leçon et du coup, leur envie est énorme. Nous croyons toujours dans nos chances d’atteindre les poules de la Ligue des Champions, même si nous affronterons certainement un adversaire d’exception au prochain tour. Ce n’est pas perdu d’avance comme certains le disent. Nos chances sont même à la hausse.

Au pire, il y aura l'Europa League...

Ce serait un bon lot de consolation car cette compétition est devenue beaucoup plus intéressante. Chaque jour, je remercie Michel Platini pour sa réforme. J’y ai d’ailleurs pas mal contribué, même si peu de gens le savent.

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