L'attaquant d'Everton s'est confié dans un interview menée par Thierry Henry, consultant Sky Sports... et T3 des Diables rouges !

Romelu Lukaku n'a jamais caché ses objectifs: devenir un attaquant du top absolu. A vingt-trois ans à peine, le Belge est toujours loin du niveau affiché par Luis Suarez ou Gonzalo Higuain, mais il a l'ambition claire de rejoindre ce cercle restreint des meilleurs bombardiers d'Europe. La saison dernière, l'ancien Anderlechtois explique d'ailleurs être sûr "à 100%" qu'il aurait pu chiper le titre de meilleur buteur du championnat à Harry Kane. L'Anglais avait inscrit vingt-cinq buts contre dix-huit seulement à Big Rom'. "Avec un peu plus de régularité, j'aurais été sacré", explique le joueur dans une interview accordée à Sky Sports... et plus précisément à Thierry Henry, devenu son entraîneur adjoint chez les Diables, en plus de son rôle de consultant pour la chaîne britannique.

"Pendant sept mois, j'étais au top. Qui était meilleur que moi en championnat ?", demande-t-il. "Personne. Si on regarde les faits, c'est moi qui ai laissé les choses filer. (...) Tout donner sur le terrain, c'est vraiment ça que j'ai à l'esprit pour le moment. De jouer au maximum à chaque match, à la fois pour aider mon équipe à gagner, mais aussi pour moi-même, pour exploiter mon potentiel au maximum, car cela doit tout doucement commencer à sortir. A vingt-trois ans, je sais que je n'ai plus énormément de temps. Il est temps."

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Son jeu sous Martinez: "Avec Roberto Martinez, j'avais beaucoup de liberté pour m'exprimer sur le terrain. La deuxième année, il me voyait plus comme un pivot et c'était quelque chose qui n'a jamais été naturel dans mon jeu, car mon rythme et mes courses sont mes points forts. Mais j'ai appris de cela et la troisième année, durant sept mois, j'étais inarrêtable en championnat. Personne ne savait comment me contenir. Mais les trois derniers mois de la saison, mon niveau a baissé, comme celui de l'équipe et c'était triste de voir que c'était la fin pour notre coach."

Le top niveau: "Ce qu'il me manque pour atteindre le niveau d'un Luis Suarez ? Inscrire plus de buts décisifs. Pour un attaquant doté de mes capacités, je marque ce que je dois marquer, mais je dois créer plus d'occasions de but. Des gars comme Sergio Aguero, Suarez, Karim Benzema, Robert Lewandowski, ils peuvent "créer" un but de nulle part et c'est ça que je dois parvenir à réaliser. A l'entraînement, le coach et moi on essaye de mettre en place des situations de ce type pour que cela devienne plus naturel. J'ai ça dans les jambes, mais cela doit se retrouver en match plus souvent."

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Son approche du football: "Je vis, mange et respire football 24h/24h, sept jours sur sept. Dès que j'ai du temps libre, j'essaye de passer ce temps à m'améliorer. A la maison, j'ai beaucoup de vidéos sur mon ordinateur de plusieurs types d'attaquants et je passe des heures et des heures à les regarder. Les tiennes (NdlR: Thierry Henry, donc), Ronaldo, Nicolas Anelka, Didier Drogba, Samuel Eto'o, Fernando Torres. J'essaye de voir vos points forts et ce que je peux tirer de bon pour ensuite travailler dessus à l'entraînement. Cela prend beaucoup de temps, mais si je peux avoir la même carrière que l'un de vous, alors je serais fier de moi. J'aime ce jeu d'un amour vrai. J'aime regarder, étudier bosser dur. Si on a ça en soi, le reste vient naturellement. C'est alors facile d'apprendre quelque chose de différent."

Son choix de rester à Everton: "J'ai réfléchi durant une semaine pendant l'avant-saison et j'ai attendu de voir comment le manager travaillait, quel joueur il voyait en moi. Je suis jeune et il y a des aspects de mon jeu que je dois améliorer. Il a travaillé là-dessus dès le premier jour et j'étais convaincu qu'il pouvait avoir une grande influence sur mon futur."