20e Coup de coin de De Vreese. La reprise en demi-ciseaude Londo roule à côté du but.

27e Envoi à ras de terre de Lukunku. Van de Putte sauve avec difficulté.

28e Un coup franc enveloppéde Joly frôle l'angle du but.

33e Van de Putte relâche un coup franc de Walem. Vandooren, puis Turaci ne peuvent conclure.

38e Susnjara remporte un premier face-à-face avec De Vreese, servi par Kharif.

42e Dans le rond central, Van Meir cisailleDe Vreese de sa jambe gauche tendue légèrement soulevée du sol. Le Montois boulede manière spectaculaire. Le Standardman est aussitôt expulsé.

49e Ciobotariu sert Kharif à l'angle du rectangle. Le médian se retourne et tire. Le ballon rebondit sur l'angle du but.

51e Un excellent envoi de Joly fuse de peu à côté.

54e Joly lance De Vreese. Susnjara sort bien.

59e Vandooren sert Turaci qui s'est engouffré dans l'espace libre. Van de Putte bloque en deux temps l'envoi en foulée de l'arrière liégeois.

79e Long croisement latéral de Joly vers Gorniak, esseulé. L'arrière droit centre pour Roussel au second montant. L'attaquant saute plus haut qu'Afolabi et piquele ballon (1-0).

MONS L'Albert s'ancre en D 1 et le Standard s'enfonce dans la crise. Une crise de résultats, qui mine sa confiance et affecte son état d'esprit, éternel talon d'Achille de l'équipe liégeoise. Une crise de jeu ensuite, qui le rend incapable, contre une équipe moyenne, de griffer la rencontre, de dicter sa loi en contraignant son adversaire à composer avec lui en muselant, notamment, ses points forts. Samedi soir, dans un stade Tondreau baignant dans une douce extase, le Standard n'a dominé l'Albert dans aucun domaine ni aucun secteur. Il n'a fait, au mieux, que jeu égal avec lui. Il a livré une prestation désolante, plate, insipide, dénuée de créativité, de pétillement et de rébellion. Quel contraste avec le dynamisme, souvent éclairé, de Montois inspirés, disciplinés, rationnels et conquérants dans la mesure de leurs moyens! Limités sur le plan technique, les joueurs hennuyers ont su, avec intelligence, conserver leur organisation et éviter la précipitation quand ils se sont retrouvés en supériorité numérique. Joly, une fois encore, s'est érigé en maître d'oeuvre au centre du terrain. Son rayonnement n'y a jamais été entravé par les Standardmen.

Robert Waseige considère que le médian français n'a pas bénéficié d'une trop grande liberté de ma- noeuvre: `Joly a été contrôlé collectivement. L'essentiel, pour nous, consistait à neutraliser la force de frappe de Roussel, les plongées des autres médians et les infiltrations de De Vreese.´

Roussel a inscrit l'unique but de la rencontre avec la double complicité d'Afolabi et de Susnjara. La défense centrale du Standard a confirmé sa perméabilité. Le Standard n'est plus costaud derrière, il manque de cohérence et d'idées à la création. Il n'est pas constamment efficace devant. Il est lanterne rouge. `Il n'est pas en crise´, martèle son entraîneur.

Mais Robert Waseige, que le sujet agace, s'avoue, pour le moins, perplexe. Il n'est, certainement, pas dupe...

© La Libre Belgique 2002