L'équipe nationale belge de football a décroché une belle victoire 0-2 en Russie lors d'un match amical qui l'opposait à son ex-sélectionneur, le Néerlandais Dick Advocaat. L'attaquant d'Anderlecht Romelu Lukaku a inscrit ses deux premiers buts sous la vareuse des Diables Rouges aux 2e et 73e minutes. Il s'agit de la seconde victoire de la Belgique en six rencontres depuis l'arrivée de Georges Leekens. Arrivés à Voronezh seulement quatre heures avant la rencontre, suite à des problèmes de transport, les Diables Rouges sont bien rentrés dans la partie. À l'inverse d'Akinfeev le gardien russe qui, après deux minutes, dégagea le ballon dans les pieds de Hazard lequel trouva Lukaku qui concluait dans un but vide.

Ensuite, les Belges poursuivirent sur leur lancée et eurent une belle possibilité de doubler la mise mais Vertonghen trouva cette fois Akinfeev sur le chemin de sa reprise, à la 10e. Les Russes, via Arshavin tentèrent alors d'imposer leur jeu mais l'organisation défensive belge ne fut pas mise à mal jusqu'au repos. Gillet était impeccable dans le but.

La Belgique ne fut pas davantage mise en danger à la reprise. A la 60e, Hazard, esseulé, hérita même d'une belle possibilité de doubler la mise mais manqua sa reprise sur le centre de Fellaini. Le Lillois se reprit à la 73e et trouva Lukaku en profondeur qui, au milieu de deux défenseurs, trouva encore le chemin des filets. Le prochain match des Diables Rouges, également amical, est prévu le 9 février à domicile face à Finlande.

Very bad trip

Envoyé spécial en Russie Yves Taildeman

Georges Leekens avait accepté l’invitation des Russes parce que le voyage était court. "Rien à voir avec le périple au Kazakhstan", prédisait le coach fédéral. Hélas ! "Long Couteau" s’est trompé. Après trois heures et demie de vol, l’hôtesse de l’air russe annonçait que l’atterrissage du Tupolev n’aurait pas lieu à Voronezh, mais à Moscou, soit 500 km plus loin. La raison : "Bad weather", le mauvais temps. La visibilité à l’aéroport de Voronezh ne dépassait pas les 100 m à cause du brouillard.

A 19h30 (heure belge), tout était encore flou : le pilote devait décider si l’avion pouvait repartir en direction de Vononezh. Si ce n’était pas le cas, la délégation devait loger à Moscou, pour reprendre l’avion ce mercredi matin. "N’est-ce pas un coup monté par Advocaat ?" "Non", certifiait l’agence de voyage, qui avait vérifié auprès des autorités russes. Il y avait bel et bien du brouillard à l’aéroport de Voronezh.

Les Diables rouges avaient déjà quitté Zaventem avec une demi-heure de retard, à cause du brouillard à Bruxelles.

Et les joueurs ne souriaient pas en voyant le type d’avion qui les attendait sur le tarmac : un Tupolev. C’est le seul type d’avion qui accepte d’atterrir sur la petite piste d’atterrissage de Voronezh. "Un Tupolev ? Ce n’est pas vrai, soupirait Moussa Dembélé. Je crois que je vais prendre un somnifère." Ce qu’on n’a pas dit à Moussa, c’est que l’appareil était le même que celui avec lequel le président polonais Lech Kaczynski s’est écrasé à Smolensk, en Russie, en avril de cette année, à cause du brouillard. 96 personnes avaient perdu la vie dans cet accident.

C’était le président de la Pologne qui avait obligé le pilote à atterrir, malgré les conditions météorologiques abominables. "Vous ne m’entendrez pas dire au capitaine qu’il doit déposer son avion à Voronezh si les conditions ne le permettent pas", souriait le président De Keersmaecker.

Trois heures et demie plus tard, la blague du président se vérifiait : la météo ne permettait pas d’atterrissage. Et celui à Moscou était tellement bruyant et désagréable (plusieurs coffres se sont ouverts quand l’avion a touché le sol) que l’ambiance parmi les Diables n’était pas des meilleures.