Football Samir Nasri est confiant pour la suite de la saison du Sporting. Et la sienne.

Deuxième match et deuxième demi-heure de jeu pour Samir Nasri. Comme contre Ostende, le Français de 32 ans n’a pas encore pu avoir d’influence sur le match en sortant du banc. Il n’est pas à 100 % physiquement. À la sortie du vestiaire, il affichait tout de même un bel optimisme. Et pour lui, et pour l’équipe.

Comment jugez-vous la performance du Sporting à Mouscron ?

"On a pris notre premier point en championnat, c’est important. Il y avait déjà du mieux par rapport au week-end passé. On a mieux défendu, par exemple. Le problème reste dans les 30 derniers mètres. Il nous manque toujours ce petit truc pour marquer. On est quand même sur la bonne voie. On savait que ça prendrait du temps avec cette nouvelle méthode de travail. Beaucoup de jeunes doivent assimiler cette nouvelle manière de fonctionner."

L’entame d’Anderlecht est bonne mais ça devient toujours plus brouillon en cours de match. Comment l’expliquez-vous ?

"Il y a beaucoup de jeunes dans l’équipe. Des gars qui commencent leur carrière. Je me souviens de mes débuts à l’OM. Quand je ratais une passe ou un dribble, je pouvais vite perdre le moral. Je comprends donc nos jeunes. Quand la victoire sera là, la dynamique sera meilleure et les jeunes seront plus à l’aise pour montrer toutes leurs qualités."

Plus d’expérience dans le onze pour aussi les aider face à cette pression, non ?

"Oui, mais il y en aura plus dans pas longtemps. Vincent est déjà là. Et moi, ma préparation est en train de se terminer. Je pourrai les aider sur le terrain. Je le répète : il faut du temps avec cette philosophie. Avec Guardiola, ça prenait parfois une saison à un joueur expérimenté pour bien assimiler le système. Regardez Bernardo Silva. Sa première saison à City, il était sur le banc, puis il a explosé."

Vous pensez que ça peut prendre un an pour trouver la bonne carburation à Anderlecht ?

"Non, non, c’était un cas particulier avec Bernardo Silva. Ça ne prendra pas un an. Il nous manque un neuf. Quand on aura quelqu’un qui peut finir les actions, les matchs ne seront plus les mêmes. En première mi-temps, on a créé une action que Gerkens manque. On a remonté tout le terrain proprement en partant du gardien. Il y a donc du mieux. Vous allez voir, quand la première victoire sera tombée, ça va s’enchaîner."

Terminons par vous. Êtes-vous loin de la forme nécessaire pour commencer un match ?

"Non, pas loin. La saison dernière, j’ai eu trois déchirures consécutives au mollet. C’est une blessure que Vincent connaît bien. On préfère y aller doucement, mais sûrement. La saison est longue, surtout en Belgique. Le but, c’est de pouvoir enchaîner les matchs sans blessure."