Désigné meilleur joueur de la finale, Samuel Eto'o a tout de même remporté de beaux trophées cette année, avec la Liga, mais aurait aimé participer à la finale. «C'est incroyable», s'extasiait le meilleur buteur du championnat espagnol. «Il n'y a pas de mots pour relater ce qu'on ressent. On n'a jamais douté. Après avoir vu le match de Liverpool l'année dernière, on savait qu'il ne fallait pas baisser les bras, essayer de revenir jusqu'au coup de sifflet final. Grâce à Dieu, j'ai offert l'égalisation à mon équipe. Je suis venu au Barça pour vivre ce genre de moment là. Cela ne compense pas le fait de ne pas aller au Mondial. C'est dommage que le Cameroun n'y aille pas. Mais, dans quelques années, on regardera ce match avec mon fils et je pourrai dire que j'ai gagné une Ligue des champions!»

Joueurs et membres du staff technique anglais auraient bien voulu ramener la Coupe aux grandes oreilles à Londres, alors qu'Arsenal disputait sa première finale de C 1. Thierry Henry, le capitaine cité au Barça la saison prochaine, avait le coeur gros. «Je ne sais pas si l'arbitre portait un maillot de Barcelone ou quelque chose d'autre, osait l'international français. S'ils ne veulent pas que l'on gagne, qu'on le dise dès le début. Ce n'est pas un manque de respect pour Barcelone, mais je pense qu'à 11 contre 11, nous jouions mieux qu'eux. Nous pouvons être fiers, plus que fiers, mais je suis désolé, aujourd'hui l'arbitrage a parfois été horrible aujourd'hui.»

Arsène Wenger, l'entraîneur d'Arsenal, avouait quant à lui: «C'est très dur à avaler mais ça fait partie du sport. On a eu le malheur de jouer à dix contre onze pendant très longtemps. On a joué la régularité, mais quand tu cours après le ballon pendant longtemps, à dix contre onze, tu sais que les vingt dernières minutes... On a fait une campagne extraordinaire. Malheureusement, il faut un vainqueur et un vaincu. Je suis depuis assez longtemps dans ce métier pour le savoir.»

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