ANALYSE

Le championnat de D 1 belge reprend ses droits ce week-end avec, comme toujours à pareille époque, de nombreuses inconnues sur les diverses forces en présence. A l'instar d'Anderlecht, qui n'a jamais aligné deux fois le même onze de base lors de ses matches amicaux et premières échéances européennes, la plupart des entraîneurs n'ont en effet pas encore trouvé leur équipe-type. Pourquoi? Tout simplement parce que la campagne des transferts a été longue à dévoiler ses derniers coups de pinceau, vu les grandes libertés accordées aux artistes de l'après arrêt Bosman. Après Van Buyten et Yobo, le Standard a vu par exemple partir seulement fin juillet ses Croates Runje et Mornar, obligeant quasiment les dirigeants Rouches à engager le gardien Fouhami (Beveren) et Johan Walem (Udinese), ce dernier après moult tergiversations. Plus tardif encore: une semaine à peine avant la 1ère journée, le RWDM a enregistré les arrivées d'Ivica Jarakovic (Anderlecht), de Bernard Allou et Marko Pantelic (ex-PSG), tandis que La Louvière s'est offert le renfort de Nicolas Ouédec (champion de France avec Nantes en 1994), qui sera qualifié pour la 2e journée face à Anderlecht.

BRUGES, LA FORCE TRANQUILLE

Parmi les équipes de tête, seul le FC Brugeois a vécu une intersaison relativement calme. Le départ de Vermant à Schalke a été compensé par l'arrivée du Slovène Ceh. Trond Sollied a ainsi à sa disposition la même ossature qui se pose sans conteste comme le principal adversaire d'Anderlecht, sur la voie d'un troisième titre consécutif. Nous ne reviendrons pas ici sur le cas du RSCA (cfr. ci-dessus), qui a enregistré la perte de quatre éléments de (très) grande valeur mais possède pas moins de sept (!) atouts en attaque pour compenser le départ du duo Koller-Radzinski.

Derrière les deux grands de notre championnat, le Standard veut, comme le signalait Michel Preud'homme ce mercredi dans nos colonnes, réduire l'écart subsistant depuis de nombreuses années, titre de Genk en 1999 excepté. En cas de bon départ, on peut alors espérer une bonne surprise en bord de Meuse. Ce discours très sage reflète en tout cas le changement de mentalité qui est en train de s'opérer au Standard, où l'on ne joue plus avec les nerfs de supporters en quête des lauriers nationaux depuis 1983.

Si le podium sera sans doute confirmé, La Gantoise (avec Anic et Oyawolé), Mouscron (retour de Ban), voire Charleroi (avec les expérimentés Herreman, Lendvaï et Milovanovic) joueront le Top 5... et plus si affinités. Ce qui ne sera pas le cas de Lokeren, qui a perdu, outre son coach Georges Leekens, son capitaine Kris Janssens et sa perle noire Olufade. Ni du GBA Anvers, orphelin de Karagiannis, Herreman, Dagano, Lendvaï et Severeyns. Ou encore de Genk et du Lierse, qui auront difficile à redresser directement la barre.

Enfin, La Louvière et le RWDM chercheront à assurer le plus rapidement possible leur maintien. La lutte s'annonce cependant particulièrement serrée à ce niveau, vu le nivellement des valeurs par le bas de notre championnat. Et ce n'est pas à Alost ou à Beveren (avec Manu et Emilio Ferrera au coaching) que l'on nous démentira...

© La Libre Belgique 2001