TYROL Pendant le rugueux hiver autrichien, les pistes de ski sont bien plus fréquentées que les stades. La Bundesliga a pourtant repris ses droits ce week-end après une trêve de... deux mois! Gunther Schepens était à l'oeuvre avec Bregenz. La lanterne rouge s'est à nouveau inclinée (2-3), contre le FC Tyrol, malgré un but de l'ancien Standardman. «Malheureusement, je suis devenu... habitué à marquer des buts qui ne rapportent pas de points! C'est vraiment dommage car nous comptions vraiment sur cette victoire pour nous relancer. Heureusement, il n'y a qu'un descendant et nous ne comptons que trois unités de retard sur l'avant-dernier.»

Les joueurs du Casino Bregenz avait un net désavantage face aux Tyroliens. «Nous avons préparé la reprise sur des surfaces synthétiques. Car sur nos terrains extérieurs, il y 40 centimètres de neige! Le FC Tyrol dispose d'un terrain chauffé. Ils se sont donc préparés dans des conditions idéales.»

Suite à des problèmes récurrents au cartilage du genou, Gunther Schepens est rentré en Belgique en décembre pour passer une arthroscopie, qui a confirmé que le gaucher devait mettre un terme à sa carrière très prochainement, sous peine de subir de graves séquelles. «Je m'arrêterai en fin de saison. Et je ne veux certainement finir ma carrière sur une relégation! Je ferai tout pour quitter Bregenz sur une bonne note.» Le contrat de Schep ne prend fin qu'en juin 2006. Le Casino pourrait lui demander de rester dans le club jusqu'à cette date, mais pour occuper une autre fonction. «Je pourrais peut-être rentrer dans l'organigramme de La Gantoise. J'aimerais donc rentrer en Belgique. Les dirigeants ne devraient pas me le refuser: j'ai déjà inscrit huit buts cette saison, ce qui n'est pas trop mal pour un ailier gauche. Mais je ne parlerai avec la direction qu'au mois d'avril. Car aujourd'hui, seul compte le maintien!»

La délégation belge de Bregenz, qui comprend aussi Polo Nzuzi et Gunter Verjans, a perdu Régi Van Acker, l'entraîneur, parti à l'Antwerp pendant la trêve. «Nous venions de passer un stage très positif et Van Acker a remis sa démission, à la surprise de tous les joueurs. Il ne nous a rien expliqué mais je pense qu'un désaccord financier est à l'origine de son départ.» L'ancien Diable Rouge a suivi avec dépit les mauvais résultats de notre équipe nationale. «Je dois dire que dans le monde du foot, c'est n'est pas très facile d'être Belge! Je suis désormais plus distant par rapport à ça, mais je me suis beaucoup fait charrier. L'Autriche n'a jamais été très brillante sur la scène internationale. Et pourtant, aujourd'hui, elle obtient de meilleurs résultats que la Belgique...»

© Les Sports 2005