Si le Standard est encore dans la course au titre, ce soir, c’est notamment grâce à Sinan Bolat. Depuis qu’il a pris la succession d’Andres Espinoza, le gardien rouche n’a encaissé que deux buts en six matches (et le Standard a pris 15 points sur 18).

C’est surtout à Zulte-Waregem et contre le Club Bruges qu’il a été décisif. Il a conservé le zéro au prix de cinq ou six arrêts capitaux, à 0-0 au stade Arc-en-Ciel et à 1-0 à Sclessin. Il faudrait d’ailleurs une mini-catastrophe pour que le Standard ne confirme pas son titre de l’an dernier en matière de meilleure défense. "C’est très bien s’il fait la différence : cela conforte le choix de la direction et le mien", commente Laszlo Bölöni, convoité par l’Olympiakos. "C’est bien d’avoir un jeune qui montre les dents. Mais je ne pense pas que c’est grâce à Bolat qu’on est toujours coleader. Contre le Club Bruges, notre victoire était indiscutable."

Ce soir encore, le Standard ne pourra pas s’appuyer que sur son gardien. Il faudra sans doute gagner pour décrocher, au minimum, les test-matches car Anderlecht prendra sans doute les trois points à Genk. "J’ai téléphoné à Davino Verhulst (NdlR : le gardien titulaire à Genk) pour lui demander un coup de main : je lui ai juste souhaité un bon match pour qu’il préserve ses filets contre Anderlecht", sourit Sinan Bolat.

L’ex-gardien de Genk partage le sentiment général au sujet de l’état d’esprit des Limbourgeois ce week-end. "Si j’étais encore joueur à Genk et que j’avais l’occasion de jouer contre Anderlecht, je serais motivé à 100 % pour terminer le championnat sur une bonne note. Mais la donne est différente car ils jouent la finale de la Coupe dans une semaine. Ils ne veulent pas prendre de risques car c’est leur seul moyen d’être européen "