Football

Sivio Proto fait impression

David Lehaire

Publié le - Mis à jour le

Ils ne peuvent cacher un certain étonnement. Que la presse belge s'escrime à savoir ce que son homologue espagnole pense du prochain Belgique - Espagne (ce samedi 8 octobre au stade Roi Baudouin) alors que la semaine commence à peine les surprend. «Pour votre pays, ce duel n'a quand même plus d'importance? » interroge l'un de nos confrères.

Cette relative ignorance au sujet des Diables Rouges trouve son origine dans le classement qu'occupent les joueurs d'Aimé Anthuenis au sein du groupe qualificatif pour le Mondial 2006.

«Un match nul

dans le pire des cas»

«Cette réaction à votre égard peut paraître un peu arrogante mais les Espagnols considèrent que seules la Serbie-et-Monténégro et la Bosnie-Herzégovine peuvent les empêcher de se qualifier pour le rendez-vous allemand. Ils ne parlent pas de la Belgique dont ils ne savent finalement pas grand-chose», explique David Blay, journaliste à Radio Marca. «Nous savons que l'Espagne joue gros sur ce match et qu'elle n'est pas dans une forme éblouissante. Cela dit, je ne la vois pas perdre à Bruxelles. Dans le pire des cas, un match nul, mais, une défaite, je n'y crois pas. La pression liée à l'importance de cet affrontement ne nous fait pas peur.»

Basé à Valence, ce journaliste tient à rappeler que son pays s'était retrouvé dans une situation encore plus précaire avant la Coupe du Monde 1994. «La seleccion devait absolument gagner contre le Danemark sous peine de ne pas aller aux Etats-Unis. Alors qu'elle nageait en plein doute, elle a parfaitement rempli sa mission.»

«Raul, l'âme de l'équipe,

a retrouvé son niveau»»

Cette fois, la confiance n'est pas davantage le maître mot au sein du groupe dirigé par Luis Aragones.

«On a tous un peu peur de se faire éliminer car on ne perçoit pas cette équipe comme un bloc très fiable», reconnaît Javier Minguez, reporter pour le quotidien sportif As. «Certains joueurs ne reproduisent pas en équipe nationale les prestations qu'ils signent en club. Xavi Alonso m'impressionne ainsi plus quand il défend les intérêts de Liverpool. Et Joaquin fait également plus de dégâts avec le Betis Seville. Heureusement, Raul, lui, retrouve son niveau au meilleur moment. Il est véritablement l'âme de cette équipe nationale.»

Et la Belgique dans tout ça? Méconnue, elle ne fait guère peur à ses adversaires ibériques. «L'Espagne est son propre rival. Si elle joue à son niveau, elle ne doit pas craindre la Belgique», ose franchement Conrado Bayé, du Mundo Deportivo.

Van Buyten, Mpenza,...

Ses confrères et lui avouent ne pas connaître beaucoup de Diables Rouges. Ils citent le nom de Daniel Van Buyten, s'enquièrent de la santé d'Emile Mpenza mais ne s'attardent finalement que sur le portier anderlechtois, Silvio Proto.

«Sa performance contre le Betis Séville n'est pas passée inaperçue ici. Sans lui, le Sporting d'Anderlecht aurait pris un bouillon. J'espère qu'il nous laissera quand même en marquer un!» conclut David Blay.

© Les Sports 2005

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