Immortalisé, au début de la seconde période, le cou ceint d’une écharpe du Club Bruges, Laszlo Bölöni avait envie de s’épancher: "Je ne me considère pas comme quelqu’un de vulgaire. Je ne suis pas impoli mais quand quelque chose me touche, je m’accorde le droit de réagir. Ce fut le cas cet après-midi car j’ai repéré trois ou quatre injustices".

L’entraîneur du Standard se lança: "Un penalty doit être sifflé, quelle que soit la minute de la faute. Il ne l’a pas été. Je ne crois pas qu’on puisse diriger un sommet la peur au ventre ni commettre des erreurs aussi graves que celles qu’a commises aujourd’hui M.Efong Nzolo en sanctionnant Jovanovic d’un hors-jeu, en ne nous accordant pas un coup de réparation et en n’exhibant pas une carte rouge à Sonck. S’il avait eu du courage, il aurait dû voir cela".

Wesley Sonck en prit, lui aussi, pour son grade: "Il y a douze ans, mon ami Christophe Dessy m’avait attiré en Belgique pour visionner deux attaquants. Sonck était l’un d’eux. Je le connais donc. C’est un brave gars. Je l’apprécie beaucoup. Mais aujourd’hui il m’a déçu. En envoyant Marcos à l’hôpital, il a agi avec amateurisme en manquant à ce point de respect à un adversaire au milieu du terrain. Il l’a blessé gravement. Il faut avoir le courage de le dire. J’ai ce courage".

L’entraîneur du Standard allait presque oublier de souligner "la superbe performance individuelle et collective de ses joueurs".