Soulagés mais déçus. Ce sont sans doute les deux sentiments, paradoxaux, qui devaient, hier, habiter les Anderlechtois. Soulagés parce qu'ils n'ont donc pas entamé cette nouvelle aventure en Ligue des Champions par une défaite. Mais déçus, aussi, parce que ce match d'ouverture, à domicile, ils avaient les moyens de le gagner. Des moyens techniques et physiques qu'ils ont par exemple étalés tout au long d'une première mi-temps où le collectif des Bruxellois s'est avéré supérieur à celui des Lillois alors que l'on sait qu'il s'agit de la grande force du Losc. Mais l'édifice anderlechtois allait ensuite se fissurer parce que trop de joueurs ont craqué physiquement ce qui les a incités à reculer de plus en plus dans le jeu, offrant ainsi de larges espaces aux Français, qui se faisaient un plaisir de surgir de la deuxième ligne pour mettre le feu devant le but de Zitka. Et c'est donc le plus logiquement du monde que Lille est parvenu à égaliser face à une formation anderlechtoise en totale débandade collective, surtout après le retrait du jeu de Biglia, un changement opéré par Vercauteren et dont on ne comprend pas la portée. Ce fut le seul qu'il opéra alors que tant Hassan que Tchite étaient manifestement carbonisés. Vercauteren a-t-il eu plus peur de perdre que de gagner? À l'arrivée cela lui coûte un match nul source d'énormes regrets, car les trois points, hier, auraient été les bienvenus pour le futur d'Anderlecht dans cette C 1 où, dans deux semaines, il faudra maintenant déjà miser sur un exploit à Athènes...

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