Ce mercredi, le logo belge de l’Euro 2020 a été dévoilé en grandes pompes dans l’Hôtel de Ville de Bruxelles.

Le hic, c’est que Bruxelles est la seule des 13 villes européennes hôtes du tournoi qui n’a toujours pas de stade. Et même pas la moindre pierre...

Entre les discours et les coupes de champagne, les responsables politiques et de la Fédération belge en ont profité pour se montrer rassurants sur les délais. "Le permis de bâtir a été introduit et si tout va bien, les travaux pourraient débuter en juin", précise Alain Courtois, président du comité d’organisation belge. "Cela nous laisse largement le temps. Bucarest a construit son stade national en deux ans..."

La Belgique étant ce qu’elle est, il faut s’attendre à du retard. "On fera le point à un an de la compétition", a indiqué le Néerlandais Michael Van Praag, vice-président de l’Uefa. "Si à ce moment-là, on n’a pas de stade, ce serait une déception terrible. Mais je suis confiant."

Les nouvelles sont donc rassurantes pour le timing. Mais un autre nuage, plus sombre, plane toujours au-dessus du parking C: la présence ou non d’Anderlecht.

"Quand je vois de telles infrastructures, je me dis que n’importe quel club voudrait y jouer", lance Guy Vanhengel, ministre bruxellois des Finances et du Budget et grand supporter du... RSCA. "Mais je sais que la direction d’Anderlecht est divisée à ce sujet. Certains y voient une opportunité en or de grandir. D’autres jugent ce projet trop ambitieux pour le club." Ces mêmes personnes estiment qu’un stade de 60.000 personnes est trop grand pour le RSCA...

Évidemment, la décision d’Anderlecht aura un impact énorme sur la rentabilité du stade. Le groupe BAM/Ghelamco, en charge de l’exploitation du stade, ne compte organiser que cinq concerts par an. Pour l’Eurostadium, il est donc vital d’avoir un partenaire comme le Sporting.