La Commission des litiges de l'Union belge de football (URBSFA) a condamné le Standard de Liège à jouer à huis clos le match de la 14e journée de championnat face à Oud-Heverlee Louvain à la suite des incidents causés par les supporters liégeois face à Anderlecht le 7 octobre. Le Standard a immédiatement décidé de faire appel de la sanction.

Les supporters du Standard avaient lancés des feux de Bengale et des fumigènes sur la pelouse et vers le portier anderlechtois Silvio Proto. Pierre Locht, team manager du Standard, a souligné cet après-midi tous les efforts fournis par le Standard, qui dispose d'un lourd passé en la matière, pour éviter ce type d'incidents, en demandant également aux membres de la Commission des litiges de tenir compte des provocations de Silvio Proto et de l'appel à la révolte lancé par l'ancien dirigeant du Standard Pierre François dans la presse la veille du match, "sans cependant chercher à minimiser les faits".

Des arguments balayés par la Commission des litiges, qui souligne que "les faits graves se reproduisent malgré le fait qu'un sursis partiel avait été accordé à la sanction du 25.1.2011" et que "les efforts promis par la direction du Standard restent sans résultat." Le parquet, via M. Haubursin, avait requis un huis clos partiel, qui s'appliquerait uniquement au groupe de supporters "Les Ultras", précisant que ce huis clos partiel devait se muer en huis clos total si la Commission des litiges l'estimait impossible. M. Haubursin avait ajouté que "le Standard ne méritait pas un huis clos total en raison des efforts fournis."

Parmi ces efforts, l'identification des coupables (une dizaine de personnes selon Pierre Locht) avec l'aide de la cellule football du Ministère de l'Intérieur. Ce volet du dossier est remis sine die, a annoncé la Commission des litiges.

Le Beerschot devra payer 2480€ pour les chants de ses supporters

Outre le Standard, le Beerschot avait été convoqué mardi devant la Commission des litiges de l'Union belge de football (URBSFA) pour le comportement de ses supporters. Le club anversois devra payer une amende de 2480 euros. Les faits remontent au 5 octobre, lors du match à domicile face à La Gantoise. Les supporters anversois avaient insulté en chanson l'arbitre Serge Gumienny. Celui-ci avait menacé d'arrêter le match et après un appel au micro du stade, les insultes se sont muées en "amateur, amateur, amateur", propos plus supportables pour l'homme en noir qui n'a donc pas arrêté la partie.

Le Beerschot dispose d'un lourd passé en la matière et, pas plus tard que la saison dernière, il avait déjà été contraint à payer 2480 euros d'amende pour les "Kawashima Fukushima" adressé à l'encontre de Eiji Kawashima, alors gardien du Lierse. Le parquet avait requis une amende de 500 euros à l'encontre du club anversois qui dispose de six jours pour aller en appel.