Quatre points sur six après un déplacement à Bruges et un match à Sclessin contre Anderlecht. En soi, le bilan du Standard est bon. Il n’empêche que les joueurs de Mircea Rednic ont quitté la pelouse avec un goût de trop peu, samedi. Il y avait la place pour faire mieux qu’un partage blanc contre Anderlecht.

Comme cela a souvent été le cas cette saison, c’est le réalisme face au but adverse qui a fait défaut. Car, malgré un début de match prudent, ce sont les Rouches qui ont le plus voulu arracher les trois points et qui ont eu les plus belles occasions : le tir de Bulot, le centre d’Ezekiel et le coup franc de Mpoku avant la pause, les têtes de Van Damme et Ezekiel, le tir de Buyens et, surtout, les deux occasions de Nagai en deuxième mi-temps. Le Japonais a eu deux fois l’occasion d’ajuster Proto, mais il n’a pas réussi à cadrer son extérieur du pied et sa tête

"On a commencé comme contre Bruges en ne prenant pas trop de risques. Anderlecht a dominé la première mi-temps, on a pris la seconde à notre compte. On a eu les occasions en deuxième mi-temps mais on a manqué de qualité ou de réussite dans le dernier geste. Il n’a manqué que le but", estime Mircea Rednic.

Avec un but dans le dernier quart d’heure, tout le monde aurait encore loué les choix du coach roumain. Mais comme il n’est pas tombé, on peut se demander si le Standard n’a pas manqué d’ambition face à un adversaire qui était prenable.

"On a peut-être trop respecté notre adversaire en première mi-temps. Au final, on a pris 4 points sur 6 contre les deux meilleures équipes du pays", répond Mircea Rednic, qui avait fait comprendre avant le début des playoffs que le Standard allait calculer.

Certains diront qu’un 6 sur 6 aurait permis au Standard de revenir dans la course à la Ligue des Champions (Top 2). D’autres qu’une trop grande prise de risques aurait pu déboucher sur une défaite qui aurait hypothéqué les chances de décrocher un ticket européen (Top 4), qui reste l’objectif prioritaire des Rouches