Hier après-midi, à l’issue d’examens (écho, radio et scanner), le capitaine du Standard, Steven Defour a reçu le verdict de sa blessure consécutive au tacle de Meyong mercredi à Braga.

"Il n’y a pas de déchirure ligamentaire ni de fracture. Mais il s’agit d’une grosse entorse qui l’écartera des terrains pendant trois semaines", révèle Hervé Bauduin, le kiné ayant accompagné l’infortuné ancien Soulier d’Or.

"D’ici une dizaine de jours, j’espère pouvoir recommencer à courir," embraye Steven Defour, les yeux emplis de tristesse. "Mais, pour les changements de direction et les frappes, il faudra attendre."

L’escapade de Braga , le numéro 8 rouche n’est pas prêt de l’oublier. Retour sur une soirée noire. Après moins de dix minutes survient l’incident. "Je n’ai pas revu les images, il m’est donc impossible de me prononcer sur l’intention de mon opposant de commettre la faute. Marcos vient de me céder le ballon et me crie attention . Je réalise alors une feinte, mais ma jambe est prise par le tacle de Meyong."

Néanmoins, courageux, Defour remontait sur la pelouse. "J’ai voulu, en raison des circonstances exceptionnelles, consentir des efforts supplémentaires. Mais la douleur était trop vive. J’ai senti mon pied tourner, je ne pouvais plus courir ni prendre appui sur ma jambe gauche. J’ai eu d’autant plus peur que le mal s’étendait jusqu’à l’arrière de ma cheville."

Contraint de regagner les vestiaires, le meneur liégeois a échappé à la débandade de ses coéquipiers. "J’ai juste entendu le public libérer sa satisfaction. Malgré leur énorme premier quart d’heure, je ne pensais pas qu’ils allaient autant nous dominer. Dans ces moments-là, il faut juste essayer de tenir."

Defour respirait la grande forme A l’aube d’une huitaine décisive pour la suite de la saison, les Standardmen n’ont pu appliquer ce conseil. "Il s’agit de la semaine la plus importante de la saison pour le club et je ne pourrai pas apporter mon aide. Il s’agit, évidemment, d’une lourde déception."

Avec, pour conséquence, une nuit encore moins agréable. "J’ai dormi à l’académie, avec l’aide d’anti-douleurs. Cet arrêt tombe d’autant plus mal que je respirais la forme et la confiance. Maintenant, il faut tout recommencer pour récupérer mon niveau."

Perché sur ses béquilles et le moral à zéro, Steven Defour a tenu à s’exprimer devant la presse pour faire le point. Chapeau !