Trop fort. Vraiment trop fort, ce Standard-là. Peut-être, si Stijn capte le premier ballon et si nous avions commis quelques petites fautes nécessaires pour enrayer les offensives, aurions-nous pu faire illusion"

Fatalistes mais résolus à réagir dès mercredi en Coupe UEFA, les Brugeois ont évacué leurs toxines dans un cross dans les bois. Ils avaient, presque tous, retrouvé le sourire, hier matin. Seul Jacky Mathijssen affichait toujours un visage marmoréen.

Si Sonck refusait toute interview - Wesley avait toutefois pris l’initiative de s’excuser auprès de Marcos -, Stijn Stijnen ne s’est pas dérobé. "Je ne cherche pas d’excuse mais j’avance une explication. Après le match, j’ai discuté avec Pascal Plovie, un ancien défenseur du Club. Il m’a rasséréné en m’assurant que seuls les gens qui n’avaient jamais joué au foot ne pouvaient pas comprendre qu’étant lancé, j’avais agi par réflexe et non par frustration. Je n’aurais pas pu l’éviter."

Stijnen a horreur de perdre, même à l’entraînement. Sa détermination à aller s’opposer frontalement à De Camargo explique - très - partiellement son geste inconsidéré: elle ne l’excuse en rien.

Les Brugeois s’efforçaient déjà de tourner la page et de se projeter en Europe, pour oublier leurs cuisants mécomptes en championnat.

Jonathan Blondel, qui a rejoint le groupe, ne sera pas retenu: il devrait se tester vendredi avec les Espoirs. Simaeys paraissait quelque peu inquiet. Il s’était donné une petite élongation dans l’aine: "C’était à la 80e minute: je ne pouvais plus quitter le jeu".

Il paraissait inquiet pour mercredi.