Le Standard aborde un nouveau tournant de la saison. Après le partage à Zulte-Waregem, effacé par celui d’Anderlecht à Tubize, les Rouches n’ont plus droit à un autre faux pas. Liégeois et Bruxellois ont sans d oute retenu les leçons du week-end dernier. Mais gare à l’excès de confiance: leurs adversaires respectifs sont eux aussi à la recherche de points

Reste que la mission du Standard apparaît plus compliquée que celle de son rival. Le Club Bruges, même en méforme en cette fin de saison, voudra remettre les pendules à l’heure et assurer mathématiquement son ticket européen, de préférence via la troisième place. "Le Club Bruges n’a pas les moyens d’inquiéter le Standard : les joueurs sont démissionnaires", rétorque Bertrand Crasson, consultant Belgacom TV. "Je ne dirais pas que ce sera une formalité pour le Standard mais presque "

Les Rouches, eux, restent prudents. Aucun match n’est gagné d’avance, encore moins contre "une bête blessée", comme le souligne Frans Masson. "N’a-t-on pas éprouvé des difficultés pour venir à bout de Mons, qui était dernier et maintenant relégué ?", rappelle Laszlo Bölöni, là où les Anderlechtois songeront à Tubize. "Pour obtenir un bon résultat, il faut commencer par respecter l’adversaire. Je me fiche de savoir que Bruges traverse une crise ou que le Standard n’a plus été inquiété par ce club ces dernières années. Bruges a été et est encore un porte-drapeau du football belge."

Au match aller, le Standard était allé s’imposer facilement au Jan Breydel stadion : 1-4. "Je ne me souviens que du résultat. Je ne tiens jamais compte du match aller pour préparer le match retour. Mon renvoi dans la tribune, parmi les supporters de Bruges ? La blessure de Marcos après la faute de Sonck ? Je ne me souviens plus : ma mémoire est sélective "