On a été logiquement battus par un Anderlecht aux allures de champion. On a tout essayé, mais ce n’était pas suffisant", glissa, toujours lucide, Jan Ceulemans. "On a subi la loi du plus fort. Bien sûr, tant que l’écart n’excédait pas le but de retard, on a espéré et même joué le tout pour le tout dans les derniers instants. Mais c’était trop peu face à un adversaire disposant d’autant de talent et de maturité."

Bâti dans le même bois, Ariël Jacobs ne versa pas dans le triomphalisme, même s’il savourait. "Un succès fait toujours plaisir. Celui-ci est d’autant plus agréable qu’il nous permet d’honorer on ne peut plus dignement le premier anniversaire du décès du président Constant Vanden Stock."

Le "T1" anderlechtois poursuivit avec une analyse plus technique : "Lors d’un déplacement toujours redouté à cause de la réputation de Westerlo à domicile et du fait que les Campinois sont toujours candidats à l’Europe, on a disputé un bon match, récupérant le ballon très haut dans le camp adverse, le faisant bien circuler et en nous créant de nombreuses opportunités. On a tremblé jusqu’au bout par manque d’efficacité. Il aurait été dommage que nos efforts eussent été anéantis."

Le manager du Sporting se précipita au vestiaire pour féliciter ses troupes. "Dans un match clé, on a franchi un palier et réalisé un pas important dans la bonne direction. Face aux Brugeois, on avait livré 45 très bonnes minutes. Ce dimanche, on a joué un match abouti pendant 90 minutes. J’ai aussi noté que le groupe a faim de victoires et est animé d’une superbe mentalité et volonté collectives. Ils sont totalement focalisés sur leur objectif et l’ont prouvé en répondant deux fois présent alors qu’ils étaient le dos au mur."