Mercredi soir, Mémé Tchite regrettait de ne pas être sur le terrain avec les autres Diables Rouges. Son dossier est à l’arrêt depuis deux ans.

"Je suis Belge et je veux jouer pour la Belgique", rappelle l’attaquant. "Le Rwanda prétend que j’ai signé un papier demandant à jouer pour eux. J’ai démontré que ce n’est pas ma signature. Mais l’Union belge veut que je fasse valider cela devant un tribunal Mon dossier se débloquerait sans doute plus facilement si je revenais jouer en Belgique."

D’après Me Misson, le faux en écriture - infraction pénale - doit être jugé là où il a été commis, soit au Rwanda. D’où le côté délicat de la procédure D’après Jean-Marie Philips, un tribunal belge pourrait très bien juger l’affaire. "Et ce n’est pas l’Union belge qui demande que le faux soit reconnu mais la Fifa", précise le CEO de l’UB.

Là encore, les avis divergent.

"La Fifa ne s’est pas prononcée sur la question du faux puisque l’Union belge n’a pas rentré de dossier auprès de la Fifa pour avoir l’autorisation de sélectionner Mémé", commente Raoul Lambert, le responsable de la communication de Mémé Tchite. "M. Philips pense que la Fifa ne donnerait pas suite mais qu’il rentre le dossier et laisse la Fifa faire son travail."

D’autant que le clan Tchite, lui, a eu un autre avis, informel, de la Fifa. "Le président de la Fédération espagnole (NdlR : Angel María Villar Llona) est aussi l’un des vice-présidents de la Fifa. Nous l’avons rencontré pour évoquer la situation de Mémé. D’après lui, du point de vue de la Fifa, rien ne s’oppose à ce que Mémé puisse jouer pour la Belgique. A condition que l’Union belge en fasse la demande expresse, ce qui n’a jamais été fait. Apparemment à cause de blocages politiques !"