Thierry Henry a évoqué son rôle de deuxième assistant de Martinez sur RMC.

Il aime se faire rare dans les médias, mais cette semaine, il a (enfin) dérogé à ses principes. Après son entretien accordé à la RTBF, Thierry Henry était l’invité de Team Duga, sur RMC. Morceaux choisis.

Sur son choix de devenir deuxième assistant : "J’essaie de faire les choses dans l’ordre, comme Zidane l’a fait. Ce rôle est parfait car il me permet d’apprendre. Je veux devenir coach numéro 1 à l’avenir, je suis sûr de cela. Mais je veux faire les choses dans les règles de l’art, même si j’ai eu une belle carrière de joueur. Une carrière, ça va cinq minutes. Maintenant, je dois passer à autre chose et apprendre."

Sur la difficulté du métier d’entraîneur : "C’est un métier vraiment difficile. Parfois, je prépare une séance avec seize joueurs et dix minutes avant le début, trois joueurs viennent me dire qu’ils ne peuvent pas s’entraîner et je dois tout revoir en dix minutes. Le coach doit savoir tout gérer : les joueurs, les relations avec la presse, les clubs… Mais de lui, tout le monde s’en fout. Personne ne pense à son bien-être. On veut juste savoir pourquoi il a fait tel ou tel choix. Je ne blâme personne car j’étais comme ça aussi quand je jouais."

Sur le choix de la Belgique : "En tant que joueur, j’ai toujours eu la chance de pouvoir faire mes choix. Un coach ne choisit rien, il attend le téléphone et qu’une opportunité se présente. L’offre de la Belgique est la seule qui est arrivée et elle correspondait à ce que je voulais. Pourquoi pas en France ? Je n’ai pas eu d’offre. Mais je n’en veux à personne."

Sur son rôle : "Je mets les plots et je suis content. Et je ne parle pas qu’aux attaquants. Je suis deuxième assistant. Quand il y a une séance, j’ai un exercice à donner, je prends les choses à mon compte, c’est ce que j’aime. Je parle aux joueurs, tout en restant dans le thème de la séance, car le coach m’y autorise."

Sur sa relation avec Roberto Martinez : "On prépare les entraînements ensemble. On discute des compositions. Il nous consulte, nous, les assistants, mais la décision finale lui revient. C’est le boss de notre équipe. J’aime sa façon de voir les choses et de faire évoluer son équipe. Quand j’ai discuté avec lui la première fois, j’ai tout de suite vu que quelque chose se passait."