Découvrez les réactions d'après-match au micro de Proximus 11.

Thomas Meunier: "C'est un sentiment exceptionnel d'être champion après cinq saisons ici, surtout après avoir terminé deux fois troisième et deux fois deuxième. Cette année, c'est la consécration. C'est un travail de longue haleine, avec la nouvelle direction et tous les changements vécus par le club. On ne peut que féliciter tout le monde: les joueurs, la direction, les supporters. Je suis soulagé car on a eu des hauts et des bas, avec une presse écrite et télé pas toujours derrière nous, qui aime montrer nos points faibles. On était la bête à abattre cette saison. Mais vu nos playoffs, on est la seule équipe à pouvoir mériter le titre. Ca n'a pas toujours été parfait, mais on a quand même été au-dessus du lot et on a pu le montrer avec ce match et cette domination plus que territoriale. Ca reste fantastique, surtout pour moi, car les supporters anderlechtois n'ont pas manqué de me rappeler mon own-goal il y a deux ans contre eux. Je leur rends aujourd'hui, sans rancune bien sûr. Le Club a montré un grand visage. On espère garder le même groupe. La Ligue des Champions ? Pour le moment, c'est avec moi, car je n'ai pas encore pensé à mon avenir. Mais on avisera sur le moment quand il y aura une proposition. On va bien fêter ça."

Michel Preud'homme: "C'est formidable ! On a lavé l'honneur de Bruges depuis onze ans. C'est magnifique et mérité aussi. On gagne 1-4 à Gand, 4-0 ici contre Anderlecht. On a développé un bon football. Il y a eu des doutes parfois, mais les choix ont été les bons. On l'a fait plus tôt que prévu, c'est rare, mais c'est magnifique. Je ne me suis pas emballé car un seul but inscrit pouvait instiller le doute. Quant aux fumigènes, bon, cela arrive. Mais l'arbitre a bien fait d'arrêter le match, on a pu calmer tout le monde. A Liège et à Bruges, j'avais un soutien indéfectible. Je veux rendre ça aux gens. Je suis fier de ce Club qui m'a accueilli et soutenu comme un des leurs, moi qui vient de Liège. Je suis l'un des leurs. L'entente entre le staff, la direction et les joueurs a été prépondérante. La fête risque de durer plusieurs jours."

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Timmy Simons: "On a essayé de gagner ce titre plus tôt, mais on n'y est pas arrivé. L'année passée, avec la Coupe d'Europe et de Belgique, on n'avait pas la fraîcheur nécessaire. Cette saison, on a dominé chaque match à domicile. Le titre de 2005 ou 2016 ? Les deux sont spectaculaires ! Il y a onze ans, c'était déjà contre Anderlecht, qui est notre grand concurrent. Champion à quarante ans, ça n'arrive pas tous les jours, mais j'aime jouer et gagner des trophées. Que ça soit à vingt-et-un, vingt-cinq ou trente-neuf ans, c'est la même chose ! Cela fait maintenant trois ans qu'on travaille avec ce groupe, ce staff et aujourd'hui, on a réussi quelque chose d'extraordinaire. Preud'homme ? Je dis juste: 'Allez, Michel, reste avec nous !' (rires) Moi ? On verra si je reste."

Ludovic Butelle: "Bruges est champion avec la manière. On le mérite vu le foot qu'on a produit. On a été cherché les victoires. C'est le mérite de tout un groupe, des supporters qui nous ont soutenus, même dans les moments difficiles. Je ressens beaucoup de joie. C'est une belle année: Angers qui se maintient dans le top 10 en France, moi qui suis champion ici. On a qu'une envie, c'est de profiter, de rendre les gens heureux grâce au foot. Je retiendrai l'unité du groupe après les défaites contre Anderlecht et Genk. C'était dur, tout le monde pensait qu'on allait craquer, mais on n'a pas paniqué, on est resté serein, conscient de nos qualités. On a laissé parler les gens, car on savait qu'on avait tout pour être champion. C'est un moment-clé de notre saison. On sent tout l'engouement du public tant le club attendait cela. On m'avait comparé le public de Bruges à celui de l'Olympique de Marseille et c'est vrai que c'est toujours à guichets fermés, les fans sont toujours là."

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Abdoulaye Diaby: "C'est toute l'équipe qui a fait un travail énorme, toute la saison. On a des supporters extraordinaires, un stade magnifique. Il n'y a rien à redire. Bravo à tout le monde, c'est la victoire de tout le monde: la ville, le club, les supporters. Ca fait onze ans. Dès que je suis arrivé, on m'a demandé quelle était mon ambition. Et c'était d'être champion. Aujourd'hui, on y est arrivé ! Mes buts ? Oui, c'est une belle performance et ça montre que je suis capable d'être présent y compris dans les grands matches. Aujourd'hui, je l'ai prouvé: je marque deux buts, même si je dois beaucoup à mes équipiers, car on ne marque jamais tout seul. Je continue, quoi qu'il arrive. Il ne faut jamais lâcher, être patient. Regardez, ici je marque de la tête et ça ne m'arrive pas souvent. Le coach ? Il aime vraiment tous ses joueurs et c'est important. Il nous donne de la force. Personnellement, j'ai directement eu un bon feeling avec lui. C'est grâce à lui si je suis à Bruges et je ne le remercierai jamais assez. Quand on a une relation si spéciale avec l'entraîneur, ça facilite les matches."

Jelle Vossen: "Ca faisait longtemps que ce titre était attendu, donc ça fait très plaisir. On l'a mérité tout au long de la saison. C'est l'apothéose. Ça va être une longue soirée. On n'était pas stressé, mais relax, très confiant. On a bien fini le travail. S'offrir le titre face à Anderlecht n'est pas si important. L'essentiel, c'est qu'on a les trois points chez nous. C'est fantastique. Pour ma première saison à Bruges, on est champion. Je ne pouvais pas rêver mieux."