La Commission des Litiges de l'Union belge de football a décidé mardi d'infliger un match à domicile à huis clos, avec un sursis d'un an jusqu'au 9 février 2016, ainsi qu'une amende de 5000 euros au Standard de Liège. Ces décisions sont la conséquence du déploiement lors du 'Clasico' contre Anderlecht le 25 janvier, dans les tribunes de Sclessin d'un 'tifo' adressé à Steven Defour, le joueur d'Anderlecht et ancien du Standard. Il était représenté décapité avec la mention "Red or Dead".

Le club liégeois, qui n'a pas contesté les faits recensés dans le rapport de l'arbitre, a contesté en revanche devant la Commission des Litiges la validité des poursuites. Il a aussi estimé que ses droits de la défense n'ont pas été respectés, car la convocation n'indiquait pas "clairement les faits pour lesquels les poursuites à son encontre sont entamées."

Le Parquet a rappelé que les poursuites concernaient le jet de projectiles visé dans le rapport de l'arbitre et le déploiement d'une toile de tribune ("tifo") par les supporters du Standard.

La Commission a estimé qu'une amende de 200 euros était appropriée pour les jets de projectiles vers les joueurs d'Anderlecht.

Concernant le tifo, elle a rappelé que le code disciplinaire de la FIFA rend chaque club responsable du comportement inconvenant de ses supporters. Est notamment considéré comme tel "l'affichage de banderoles aux textes insultants". Par analogie, le caractère insultant d'une image est aussi constitutif d'un "comportement insultant", précise la Commission.

La sanction demandée par le Parquet était un huis clos 'partiel' (une seule tribune fermée, ndlr). Cette sanction n'est pas prévue par le règlement de l'Union belge. Seul un huis clos "pur et simple" peut être appliqué.

La Commission estime justifiée la sanction d'un match à huis clos mais avec sursis d'un an. Comme il s'agit d'une récidive, elle estime justifiée l'amende de 5000 euros infligée au Standard.