Un match plein de rebondissements.

Le Clasico entre le Standard et Anderlecht a été marqué dimanche en début de match par des actes indignes d'un terrain de foot, entre une banderole au contenu très violent ( tous les détails ici ) et un pétard lancé sur Silvio Proto.

Les deux équipes rentreront finalement à la pause sur un score nul, vierge et logique. Mais tout s'animera à la 54e minute lorsque Defour prend une rouge très (voire trop) sévère pour avoir dégagé le ballon un peu trop rageusement en dehors des limites de jeu. L'arbitre Alexandre Boucaut, à la surprise générale (découvrez ses explications ci-dessous), lui adresse un second bristol jaune et renvoie le Mauve aux vestiaires. Mais l'ex-capitaine des Rouches narguera ses anciens supporters en allant d'abord saluer le public... anderlechtois.

Après plusieurs minutes d'interruption, le jeu reprendra et le Standard profitera de sa supériorité numérique pour ouvrir le score. Tout un symbole, c'est Laurent Ciman (qui disputait son dernier match avant de rejoindre le Canada pour y soigner sa fille) qui inscrira le but libérateur.

Poussé par un public liégeois redoublant ses chants de joie, De Camargo tuera tout suspens en fin de match (2-0).

Anderlecht, 43 points, conserve sa 2e place a 2 points du FC Brugeois, en lice à 18 heures dans le derby contre le Cercle. La 23e journée se terminera ensuite à la Ghelamco Arena de Gand où les Buffalos accueilleront Ostende à 20 heures.


L'arbitre s'explique sur la carte rouge de Defour

Alexandre Boucaut, l'arbitre du Clasico, a été interrogé par nos confrères de Voo Foot à l'issue de la rencontre. Il a expliqué pourquoi il avait adressé un second carton rouge à Steven Defour.

"Tout se passait très bien jusqu'à la mi-temps. Le match a beaucoup changé avec l'exclusion de Defour. Un joueur du Standard était tombé sur une attaque d'Anderlecht, il n'y avait pas de raison d'arrêter. Après, mon assistant me dit qu'un joueur est à terre, je siffle alors pour arrêter le jeu et Defour dégage le ballon délibéremment. A partir du moment où j'arrête le jeu, on peut clairement dire que c'est un geste de frustration, il ne peut pas dire qu'il n'a pas entendu mon coup de sifflet."