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Football

Tom De Mul: "Il est temps de jouer"

Thomas Busiau

Publié le - Mis à jour le

Tom De Mul (24 ans) fut le premier Belge d’une longue série (Hazard, Vertonghen, Alderweireld, Vermaelen, Boyata, etc.) à quitter le pays avant d’y avoir disputé une minute pour exploser à l’étranger. A 18 ans, il avait déjà percé à l’Ajax et intégré le giron des Diables. Il était alors présenté comme l’étoile montante du football belge.

Jusqu’en 2007, malgré une dernière saison à l’Ajax un peu plus difficile que sa percée, il justifia les attentes au point d’être transféré au FC Séville pour 5 millions d’euros après avoir atteint la demi-finale de l’Euro 2007 avec les Diablotins. Il entre alors à la 9e place des plus gros transferts pour un joueur belge. Et depuis, il a pratiquement vécu un trou noir de trois saisons entrecoupées par six mois satisfaisant à Genk et des JO 2008 où il ne répondit pas totalement à l’attente au contraire de ses équipiers. "Avec le recul, j’étais encore un peu tendre quand j’ai quitté l’Ajax pour Séville mais l’opportunité de partir vers un club de cette envergure était vraiment alléchante. En Espagne, on pense qu’il n’y a que la technique qui prime. Je l’estimais aussi avant de m’y rendre mais c’est faux , admet-il aujourd’hui. A l’Ajax, on insistait essentiellement sur les qualités. En Espagne, j’ai appris qu’il fallait corriger d’autres facettes comme la puissance et la mentalité pour obtenir des résultats. J’ai aussi appris à composer avec un 4-4-2 qui avait si peu en commun avec le 4-3-3 de l’Ajax."

Mais même lorsqu’il avait assimilé ces principes, il n’a pas eu voix spécialement au chapitre : "Il m’a manqué un brin de chance mais j’ai surtout dû affronter la concurrence de Jesus Navas. Ce gars est une star là-bas, il n’est jamais blessé et il a des facultés de récupération insoupçonnées. Du coup, il enchaînait soixante matches par an sans sourciller et même la présence de Séville sur plusieurs tableaux ne m’offrait pas ma chance. Parfois, je jouais un match puis j’en passais cinq sur le banc avant de disputer vingt minutes. C’était compliqué. Pourtant, je me sens presque aussi bon que lui et je reste persuadé d’avoir le niveau requis pour un club du subtop espagnol."

Il va s’attacher à le prouver au cours des prochains mois au Standard. "Là où l’expérience de Genk s’affichait surtout comme une parenthèse car je n’étais loué que pour six mois sans option d’achat, j’ai le sentiment de prendre un nouveau départ en arrivant à Sclessin où je suis prêté un an avec option d’achat. J’ai été en contact, mais pas très avancé, avec l’Ajax mais j’avais vraiment un pressentiment favorable par rapport à l’offre du Standard."

Outre l’incertitude planant toujours sur sa qualification, une douleur aux adducteurs pourrait toutefois retarder ses débuts : "Mais je suis prêt à répondre aux attentes. Il est temps pour moi de jouer et d’être important au rendement d’une équipe."

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