Ils n'ont pas tous eu le talent de Messi ou Cristiano Ronaldo mais quelques hommes politiques sont (ou ont été) passionnés de football jusqu'à jouer, pour certains, dans une équipe professionnelle. De la même manière, des footballeurs ont troqué leurs shorts et crampons après leur carrière pour tenter de mener une carrière politique. Top 10 de ces hommes qui ont "flirté", à un moment donné, avec les milieux politiques et footballistiques. 

Fidel Castro (Cuba)

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Le quotidien de référence espagnol, El Pais ,  a publié cette semaine un article retraçant la carrière footballistique de Fidel Castro dans sa jeunesse. Dans ce papier, on apprend de la bouche d'un prêtre catalan qui était son entraîneur dans un centre jésuite de La Havane, que l'ancien révolutionnaire cubain était attaquant. Joueur moyen, Fidel compensait apparemment ses qualités footballistiques par son courage. "Il était grand, musclé, très fort et surtout très courageux. Ce n'était pas un joueur régulier de l'équipe, mais il aimait le football" , a rappelé Armando Arce Montes de Oca, l'un de ses anciens coéquipiers dans l'équipe de La Havane.

Aujourd'hui le père de la Révolution cubaine est très ami avec Diego Maradona depuis la première visite à Cuba du footballeur argentin en 1987. De même, Fidel Castro a rencontré Guy Roux, l'emblématique entraîneur d'Auxerre, et lui a même proposé une île cubaine contre ses services. " Si tu acceptes de venir chez nous et qu’au bout de deux ans les jeunes Cubains commencent à se détacher du baseball et du football américain, qui occupent principalement leurs loisirs, pour jouer au soccer, je te donne une île. Tu m’entends : je te donne une île", avait raconté Guy Roux dans son autobiographie .


Evo Morales (Bolivie) 


Grand fan de football, le président bolivien Evo Morales vient de signer pour le club Sport Boys la saison prochaine, une équipe de sud-est du pays. Selon le quotidien The Independant , Morales jouera environ 20 minutes par match pour un salaire de 174 livres. A 54 ans, on l'imagine mal finir un match de 90 minutes. "Il adore le football et joue bien" , a expliqué le président du club Mario Cronenbold. "Il portera le numéro 10". Ce n'est pas la première fois qu'Evo Morales fait parler de lui en tant que footballeur. Durant une partie contre une équipe formée par le maire de la Paz, en 2010, il avait asséné un coup de genou dans l'entrejambe de son adversaire sportif et politique (la vidéo sous l'article).


Saadi Kadhafi (Libye) 


Cadet du deuxième mariage de Mouammar, Saadi Kadhafi a longtemps tenté de percer dans l'univers footballistique. Dès son plus jeune âge, son père avait embauché l'athlète Ben Johnson et le footballeur Diego Maradona pour lui donner des cours particuliers. Ces efforts ont finalement "payé" au propre comme au figuré. En 2002, il investit dans la Juventus de Turin puis un an plus tard dans le club de Pérouse avec lequel il signe un contrat professionnel. Pige de courte durée, le temps d'un remplacement en fait, puisqu'un contrôle antidopage positif met un terme prématurément à son épopée.

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Rentré au pays, il décide ensuite d'acheter une équipe libyenne et devient président de la Fédération de football du pays. En 2005, il retente sa chance sur les terrains italiens à l'Udinese et à la Sampdoria de Gênes. Il n'y dispute qu'un match. 

Saadi restera surtout dans les mémoires pour ses frasques, comme lors d'un match amical entre la Libye et le Canada où il prend tout son temps lors de son remplacement. Ce changement est sans doute le plus long de l'histoire (découvrez la vidéo sous l'article)...

Le fils Kadhafi, accusé par la justice " de crimes visant à maintenir son père au pouvoir" , a trouvé refuge au Niger en septembre 2011 suite à la chute de son père. Les autorités libyennes ont diffusé en 2014 une vidéo de lui détenu à Tripoli, dans laquelle il présente des "excuses" au peuple libyen.


Georges Weah (Liberia)

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Seul footballeur africain à avoir gagné le Ballon d'or, Georges Weah a fait les beaux jours de l'AS Monaco, du Paris-Saint-Germain et du Milan AC. Après sa carrière, "Mister Georges" a souhaité devenir président de son pays : le Liberia.

Après la guerre civile, en 2005 et sous les couleurs du Congress for Democratic Change, il affronte au second tour l'actuelle présidente du pays Ellen Johnson Sirleaf qui remporte finalement le scrutin avec 59.1% des suffrages. L'ancien footballeur a martelé à plusieurs reprises vouloir retenter sa chance.


François Hollande (France)


Nicolas Sarkozy aime beaucoup le football et notamment le Paris-Saint-Germain. Son remplaçant à l'Elysée adore également ce sport. Dans sa jeunesse, François Hollande a joué ailier droit au FC Rouen dans le club de sa ville natale. Rares sont pourtant les preuves de ses capacités footballistiques. Une vidéo du site de l'INA permet de jauger la technique quelque peu approximative du chef de l'Etat français. En mai 2008, le Premier secrétaire du Parti socialiste de l'époque avait participé à un match caritatif, au profit de la lutte contre la maladie d'Alzheimer avec Pierre Sarkoy le fils aîné de Nicolas. 



Romario (Brésil)


Après avoir fait vibrer tout un pays lors de la Coupe du monde 1994 aux USA, Romario a décidé de se lancer en politique au Parti socialiste. En octobre 2010, l'homme aux plus de 1000 buts a été élu député fédéral.

Hasard de l'histoire, son compère en sélection Bebeto a également été élu la même année député à l'Assemblée régionale de l'État de Rio de Janeiro mais sous une autre bannière : celle du Parti démocrate travailliste. On ne peut pas être d'accord sur tout...


Pelé (Brésil)

Crédits photo: Reporters

On ne présente plus le talent footballistique de Pelé peut-être le plus grand de tous les temps. Après son immense carrière, le Brésilien a été nommé ministre des Sports du pays dans le gouvernement de Fernando Henrique Cardoso de 1994 à 1998.

Pelé a ensuite été ambassadeur de l'ONU, de l'Unesco et de l'Unicef. Dernièrement, selon Courrier International , l'ancien footballeur a pourtant choqué une partie de l'opinion brésilienne en déclarant que la mort d'un ouvrier de 29 ans survenue sur le chantier du stade de São Paulo était quelque chose de "normal"... 


Socrates (Brésil)

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Capitaine de la Seleçao lors du Mondial 1982, et passé par différents clubs (Botafogo, Corinthians, Fiorentina...) Socrates était un footballeur de talent. C'était surtout un homme très engagé. Diplômé en médecine et surnommé "Le docteur", Socrates restera pour beaucoup de Brésiliens comme le créateur de la "Démocratie Corinthiane". En pleine dictature, il a créé, en effet, au sein du club Corinthians, un socialisme pur et dur : un système dans lequel chaque décision du club était soumise au vote des joueurs. En 2011, L'ancien international brésilien est décédé d'un choc sceptique à l'âge de 57 ans. Les joueurs de Corinthians lui ont rendu un vibrant hommage lors d'un match contre Palmeiras en brandissant tous le poing vers le ciel (la vidéo sous l'article). 


Marc Wilmots (Belgique)

En 2003, tout jeune retraité, l'ancien Diable Rouge Marc Wilmots décide de se lancer en politique sur la liste de Louis Michel aux élections sénatoriales.

Sur les listes MR, il comptabilise 109.000 voix de préférence de préférences et est donc élu sénateur. Peu à l'aise dans son nouveau rôle, il décide en 2005 de quitter son mandat et de verser son indemnité parlementaire à des associations caritatives. Wilmots a retrouvé l'univers du football pour arriver jusqu'au poste de sélectionneur national qu'il occupe aujourd'hui. 


Boïko Borissov (Bulgarie)

En février 2013, Boïko Borissov (parti conservateur Gerb) avait été contraint, sous la pression de son peuple, de quitter son poste de Premier ministre. Force est de constater que l'homme politique bulgare n'est pas plus que cela abattu par son échec politique. En février 2013, alors qu'il était âgé de 52 ans, il est ainsi devenu le plus vieux joueur du football professionnel bulgare en évoluant pour le Vitocha Bistritsa club de deuxième division de la banlieue de Sofia.

Selon So Foot , Borissov était lié depuis quelque temps à ce club. " M. Borissov a peut-être accorder quelques passe-droits (à ce club), puisqu'une commission parlementaire enquête sur la possibilité que l'avion gouvernemental ait servi à transporter les joueurs."