"Depuis que je suis à Manchester United, c’est le meilleur Tottenham que j’ai vu." Depuis le temps qu’il est assis sur le banc des "Red Devils", Alex Ferguson en a pourtant vu d’autres. Mais l’Écossais est comme tous les autres observateurs de la "Premier League", le niveau de jeu de Tottenham l’impressionne. Tant et si bien qu’il parle même d’eux pour le titre. "Comme Harry Redknapp le dit, pourquoi ne pourrait-il pas remporter le championnat", interroge Ferguson. Difficile d’identifier la part réelle d’intox dans le propos du manager mancunien passé maître dans l’art des petites phrases. Mais il n’empêche.

Face à Aston Villa, les "Spurs" ont réenclenché la marche avant. Ils n’avaient pas encore gagné depuis le début du mois de décembre. Voilà qui est chose faite. Et à Villa Park en plus, là où Chelsea (0-0) et Manchester United (2-2) ont laissé quelques plumes.

Mais voilà, depuis que Rafael Van der Vaart a posé ses bagages à Londres, les "Spurs" ne sont plus tout à fait les mêmes. Le Néerlandais, de par sa créativité et sa capacité à se situer entre les lignes, a comblé un réel manque. Il s’est offert un doublé d’une subtile déviation du gauche d’abord (23e) puis d’une belle frappe croisée ensuite (67e) en concluant un mouvement initié par les deux accélérateurs de particule que sont Aaron Lennon et Gareth Bale.

Ces deux buts ont facilité la vie des hommes d’Harry Redknapp qui ont joué plus d’une heure à 10 après l’exclusion stupide de Jermaine Defoe (27e). Et qu’importe finalement que Marc Albrighton ait réduit la marque (82e), l’important est ailleurs. Tottenham reste au contact du nouveau "Big Four" qui ferait bien de se méfier.