"Le conseil d'administration se réunira une nouvelle fois vendredi prochain", dit Ivan De Witte, le président de la Ligue pro. "La décision dépend du seul conseil d'administration de la Ligue. Nous n'attendons pas de nouvel élément extérieur pour la prendre".

La Ligue pro n'attend pas de surenchère de la part du seul consortium ayant fait une offre globale (Belgacom, VRT et RTBF). Si les clubs de D1 exigent une somme plus élevée, il faudra entamer une nouvelle procédure d'appel d'offres car la précédente n'envisageait pas la possibilité d'une surenchère.

"Nous sommes moralement obligés de prendre la décision à l'unanimité", poursuit De Witte. "Je pense qu'on a fait un pas en ce sens ce vendredi mais ce n'est pas encore suffisant. J'espère que la décision tombera vendredi prochain". A l'évocation de la possibilité d'une ou plusieurs saison de championnat de D1 sans retransmission télévisée, le président de la Ligue pro estime que cela pourrait être le cas mais que ce serait une solution extrême. "Il faut que les deux parties arrivent à un accord avant. Et le temps presse puisque dans le cahier des charges, il est indiqué que la Supercoupe (Standard-Anderlecht à Sclessin le 9 août) doit être retransmise en clair et que le championnat débute le week-end suivant".

Ivan De Witte n'a pas beaucoup voulu s'avancer sur la question de savoir quelle serait l'attitude de la Ligue, si le conseil belge de la Concurrence donnait raison à Telenet en appel et lui garantissait l'exclusivité de ses droits, arrêt que la maison mère de Prime, la chaîne cryptée flamande, attendait pour pouvoir faire offre avec son partenaire francophone BeTv. "Il faut voir ce que nous pourrions faire. C'est très délicat, nous sommes tenus à respecter les avis du conseil de la Concurrence sous peine de nullité du contrat".

Ivan De Witte a encore précisé que depuis l'assemblée générale houleuse de l'Union Belge, la semaine dernière, les représentants des deux Ligues de football rémunéré n'ont plus eu aucun contact, même informel, concernant les compensations pour les clubs de D2 qui ont consenti par la réforme de gros sacrifices sportifs. "Il n'y a pas de raison que nous fassions le premier pas", dit-on à la Ligue nationale (D2). "Nous attendons qu'il y ait une décision concernant le contrat télé pour reprendre le dialogue", dit-on à la Lige pro (D1).

Lundi dernier, la Ligue nationale avait indiqué que son avocat avait entamé une action en justice. Hier, ni l'Union Belge ni la Ligue pro n'avait été saisie de la moindre action. Si la Ligue nationale este en justice, comme son président Guido De Croock en avait évoqué la probabilité, elle ne pourra le faire en son nom mais devra en passer par un au moins de ses clubs. Car les Ligues et les ententes ne sont pas reconnues comme entité par les tribunaux.

Ainsi, lorsque l'entente des clubs du Brabant wallon avait intenté un procès à l'Union Belge dans le cas de la succession de Roger Vanden Stock au comité exécutif, le juge avait rejeté la plainte mais avait indiqué qu'il l'aurait acceptée si elle avait émané d'un club.