Le championnat a déjà marqué de stigmates nos trois grands clubs. Premier touché, Anderlecht paraît le moins affecté. Le Sporting n'a pas encore pris son élan mais il a surtout semblé souffrir de quelques egos égratignés. Cet après-midi au Freethiel, face à Beveren, Anderlecht ira roder la force de frappe avec laquelle il entend saper, mardi prochain, la résistance de Benfica dans le second volet de la confrontation européenne qui conditionnera la suite de sa saison. Hugo Broos apprécierait que Mbo Mpenza alimentât son compte-buts. Le Club Brugeois dérivera vers Ostende lesté d'un avis de tempête interne. La débâcle de Donetsk a ravivé l'antagonisme entre Marc Degryse et Trond Sollied. Accusé de ne pas avoir peaufiné, à Donetsk, l'ultime préparation au match contre le Shakthar avec la minutie et le professionnalisme requis, l'entraîneur norvégien pourra-t-il se caparaçonner longtemps encore dans son contrat en béton, qui le préserve d'une éviction trop rapide? Dans quelle mesure ces turbulences au sommet affecteront-elles le groupe des joueurs? Le Standard s'est cabré lui aussi: il n'a pas honoré l'exigence de résultats qui lui est justement assignée. Le Cercle de Bruges n'est pas son adversaire préféré. Pourtant, tout autre résultat qu'une première victoire pèserait lourd dans son passif actuel.

Pendant ce temps La Louvière, leader méritoire mais provisoire, ira disputer au Brussels un match des extrêmes. Blessée dans sa chair, La Gantoise résistera-t-elle à un Mons redevenu chatoyant? Mouscron jugulera-t-il, comme Anderlecht, l'intelligente résistance des Trudonnaires?

Magistralement réhabilité à Sclessin vendredi dernier, Charleroi accueillera Westerlo dans un climat totalement rasséréné.

Le football, décidément, est versatile...

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