Tout un peuple derrière le Portugal
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Tout un peuple derrière le Portugal

Belga

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Quatre ans après son échec, 1-2 après prolongation, face à la France, en demi-finale de l'Euro 2000, le Portugal, porté par tout un peuple, affronte les Pays-Bas, ce mercredi à Lisbonne, dans le dernier carré de l'Euro 2004, l'ultime obstacle avant, peut-être, la première finale de son histoire. Figo contre Van Nistelrooy, Deco contre Davids, Ricardo Carvalho contre Stam. Les noms claquent à l'oreille, les caractéristiques des deux équipes sont proches et, même si le Portugal semble favori en raison de sa montée en puissance après la défaite inaugurale contre la Grèce et du soutien de son public, de l'aveu de Figo, «le match se jouera sur des détails.»

Au premier tour, les Pays-Bas n'ont pas convaincu: un nul contre l'Allemagne, sur un exploit de Van Nistelrooy (1-1), une défaite contre la République tchèque (2-3, après avoir mené 2-0) puis une qualification en quarts conquise grâce à une victoire sur la Lettonie (3-0) conjuguée à une défaite allemande face aux remplaçants tchèques (1-2). Enfin, les Orange sont passés en demi-finale en écartant la Suède aux tirs au but, après un nul 0-0 qui a apporté de l'eau au moulin des détracteurs du sélectionneur Dick Advocaat, accusé d'avoir bradé la culture offensive néerlandaise. «Je ne pense pas que les Pays-Bas jouent mal», proteste Deco, le meneur de jeu portugais qui a fait de Rui Costa un remplaçant et rejette l'idée que le Portugal d'aujourd'hui joue comme les Pays-Bas d'hier: «On joue comme on sait le faire et on le fait bien.» Pas mal, effectivement, pour le moment. Les hommes du sélectionneur brésilien Luiz Felipe Scolari se sont repris après la Grèce, écartant la Russie à la hargne (2-0), l'Espagne au coeur (1-0) et l'Angleterre au bout du suspense (2-2, 6 tirs au but à 5). Figo et Cristiano Ronaldo sur les ailes, Deco à la baguette, Costinha et Maniche au milieu, Ricardo Carvalho promu titulaire en défense centrale aux dépens de Fernando Couto: la Selecçao est équilibrée. Son point faible? Ses attaquants de pointe. Pauleta, handicapé par une pubalgie, n'a pas encore marqué, même si sa suspension en quarts pourrait lui avoir permis de se refaire une santé. Et Nuno Gomes, buteur providentiel face à l'Espagne, n'a pas confirmé.

Deux équipes offensives

Les Orange, eux, n'ont pas ces soucis. Van Nistelrooy, «une machine à buts» selon le Portugais Jorge Andrade, est 2e buteur du tournoi avec 4 réalisations. «C'est le meilleur buteur d'Europe, assure Advocaat. Et le jeu du Portugal nous convient mieux que celui de la Suède, il y aura davantage d'espaces et de possibilités d'attaquer.» Un dernier point que confirme le défenseur Jorge Andrade, un temps incertain à cause de sa cheville, comme Nuno Gomes, mais qui devrait jouer: «Ce sera un match spectaculaire entre deux équipes qui aiment passer par les ailes.» Ce n'est pas leur seule caractéristique commune. Le Portugal est l'équipe qui a le plus tiré au but, avec une moyenne de 21 tirs par match. Les Pays-Bas suivent juste derrière (19,7) même s'ils ont davantage cadré (10,2 contre 7). Et Portugais et Néerlandais se partagent le premier rang pour la possession de balle (58,5pc). Enfin, d'autres facteurs moins tangibles pourraient jouer, comme l'enthousiasme délirant dans le pays, qui sait que cette compétition est sans doute la dernière chance pour sa génération dorée, Figo en tête, de remporter un titre.

© Les Sports 2004

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