Le grand jour est arrivé! Toujours invaincue depuis le début de la campagne de qualification, notre équipe nationale Espoirs affronte ce soir (20h30) l'Ukraine, avec pour enjeu une place dans le gratin européen.

Depuis le succès conquis à Marioupol samedi (2-3), la confiance des Diablotins est encore plus grande: ils se sont entraînés une ultime fois ensemble hier soir sur la pelouse de Deinze et n'avaient visiblement aucun mal à supporter la pression. Jean-François de Sart mettait en avant l'importance du succès ramené d'Ukraine: «Il suffit de regarder les résultats des autres matches aller pour se rendre compte à quel point remporter une victoire est précieux: l'Italie a été accrochée à domicile par la Hongrie, tout comme le Portugal en Suisse.»

Le message principal que Jean-François de Sart a délivré à ses joueurs incitait évidemment à la prudence. «Nous devons oublier que nous avons gagné à l'aller et garder le même état d'esprit: celui de jouer pour la victoire. Notre groupe sait très bien ce qui l'attend. Il connaît ses capacités et il est conscient qu'il faudra garder une concentration maximale pour remplir l'objectif que nous poursuivons depuis plus d'un an. Ce n'est pas fini!»

Le sélectionneur des Espoirs a tenu à minimiser la pression. «Une qualification ne changera rien pour le football belge! Ce sera peut-être une bouffée d'air frais... mais ces expressions valent surtout pour la presse. L'enjeu, il est présent pour les joueurs: ils ont une occasion unique de disputer une phase finale d'une grande compétition. Je n'attends pas plus d'eux que lors des autres matches...»

L'Ukraine, souvent stéréotypée à l'aller, affichera-t-elle un autre visage ce soir au Daknam? «Ils peuvent jouer de n'importe quelle façon, nous sommes prêts. Je dispose de suffisamment de solutions dans mon noyau pour faire face à de multiples conditions de jeu. Il faudra toujours bien tenir à l'oeil les trois joueurs dont dépend le rendement offensif de l'équipe: Aliyev, Milevskyy et Formin.»

De Sart n'a pas dévoilé l'équipe qui débutera ce soir. «La seule certitude, c'est la titularisation de Proto. Pour le reste, tout peut changer. Comme je l'ai dit, j'ai beaucoup de possibilités. La différence de niveau entre les titulaires et les remplaçants actuels est très ténue. Je citerai en exemple la position d'arrière droit: Colpaert, Vandelannoite et Vanaudenaerde y ont joué lors des deux derniers mois et le rendement de l'équipe est resté le même. C'est une grande force de ce groupe.»

De son côté, Jonathan Blondel, très enthousiaste à l'idée de retrouver les Diablotins, a déchanté hier. Il a quitté l'entraînement prématurément, souffrant à nouveau du gros orteil. «J'ai ressenti une petite douleur et j'ai préféré ne prendre aucun risque. Si j'ai encore mal demain, je jouerai sous infiltration, comme je le fais depuis trois semaines à Bruges...»

© Les Sports 2005