Le mercato s'est terminé ce week-end. L'heure des comptes a sonné.

Une constatation s'impose : les championnats où les droits télé sont les plus imposants sont, sans surprise, les plus prodigues. Selon une étude publiée hier par le cabinet Deloitte, les clubs anglais ont dépensé 60 % de plus que l'été dernier : soit 740 millions d'euros pour 440 en 2006. Cette saison, la manne apportée par la télévision est montée à 2,5 milliards sur trois ans (une hausse de 70 % par rapport au contrat précédent). Ce qui explique donc cette inflation, comme l'arrivée de nouveaux investisseurs étrangers à la tête de certaines formations britanniques. Pour la première fois, plus de 100 transferts ont été actés, sur les îles, en un mercato, et le coût moyen d'un joueur a augmenté de 5,2 millions à 5,9. Manchester United a été le plus généreux avec 86 millions devant Liverpool 74 millions.

Deloitte estime que les cinq grands championnats européens (Angleterre, Italie, Espagne, France, Allemagne) ont dépensé près de 1,5 milliard d'euros cet été. Le Real détient la palme des dépenses : 118 millions pour Pepe, Sneijder, Heinze, Robben et Drenthe ! Cette frénésie de dépenses résulte aussi des recettes supplémentaires obtenues par les grands clubs espagnols pour les retransmissions télévisées.

Fin 2006, le Real a notamment signé un accord historique avec la société Mediapro, lui cédant ses droits audiovisuels pour plus d'1 milliard d'euros pour les sept années à venir... La "Liga" a claqué 539 millions pour se renforcer. Le précédent record, datant de 2000, et ses 350 millions d'euros, est donc largement battu. Même l'Atletico, grâce essentiellement à la vente de Torres à Liverpool pour 35 millions, a pu investir près de 80 millions, pour 70 à Barcelone.

Et en Belgique ? Plus de 19 millions d'euros (chiffre officieux) ont été dépensés, pour quelque 30 millions de recettes. Anderlecht serait sorti de ce mercato plus riche d'au moins 5,5 millions (Tchite, Vanden Boore - Théréau, Polak); Bruges est celui qui a le plus grevé son budget en dépensant 3,6 millions de plus que ses rentrées.

Un constat pour beaucoup de clubs européens; il faut d'abord bien vendre avant de pouvoir acheter. Si Santander a pu allonger près de 8 millions pour Tchite, c'est grâce à la vente préalable de Zigic à Valence pour 15 millions.