BRUXELLES Cette année 2002 avait déjà commencé que l'on fêtait encore la qualification des Diables pour la Coupe du Monde asiatique, une victoire acquise à Prague, un peu contre toute attente. Toute la première partie de l'année, ou si vous préférez la seconde de la saison, fut consacrée à des matches amicaux qui virent Robert Waseige tester 25 joueurs. Les résultats, sans être franchement mauvais, étaient loin d'être euphoriques: une seule petite victoire contre la Norvège, une défaite à Athènes et deux nuls à domicile, contre l'Algérie et la Slovénie.

L'incroyable miracle de Paris

Le doute aurait pu s'installer si, par miracle, juste avant le départ en Extrême-Orient, les Diables Rouges n'avaient effacé tout cela par une incroyable victoire au Stade de France, face à des champions du monde et d'Europe dont les supporters s'attendaient à un véritable récital.

Du coup, c'est sans le moindre complexe qu'ils abordèrent, à Saitama, une équipe locale déchaînée. Le match nul était un bon résultat mais certains y virent un manque d'ambition. Celui obtenu contre la Tunisie, à Oita, faillit leur donner raison mais, dans la joute décisive, à Shizuoka, contre les Russes, c'est une splendide victoire qui propulsa les Diables en huitièmes de finale.

Le compliment de Ronaldo

A partir de ce moment-là, tout n'était plus que du boni. Logiquement, le Brésil, futur champion du monde, battit les nôtres à Kobe, mais difficilement, et le plus bel hommage fut rendu par Ronaldo lors de la remise du Ballon d'Or, lorsque le n°1 mondial expliqua que le Brésil avait connu ses moments les plus difficiles contre la Belgique.

Au retour, selon une étonnante programmation, Robert Waseige passa la main, suivi par quelques joueurs de base, Marc Wilmots, qui a marqué à chacun des trois matches du premier tour, Gert Verheyen, Eric Van Meir, Johan Walem et Danny Boffin.

Aimé Anthuenis n'eut qu'une seule rencontre de préparation avant de se lancer dans le grand bain de l' Euro 2004, mais ce match en Pologne ne fut visiblement pas suffisant car les Diables perdirent leur entrée en matière, au Heysel, face à la Bulgarie. Les deux très courtes victoires à Andorre et à Tallinn permettent cependant de préserver le suspense: c'est cette année 2003 qui sera décisive.

En attendant, le bilan chiffré de l'année est relativement positif mais souligne la difficulté de marquer: 6 victoires, 3 défaites, 5 nuls, 16 buts pour, 15 buts contre. Et, surtout, au cours de ces douze mois, les deux coaches ont fait appel à... 37 Diables Rouges sur le terrain.

C'est énorme!

© Les Sports 2002