Luc Nilis met un terme à sa carrière professionnelle, annonce un communiqué d'Aston Villa transmis mercredi à l'Agence Belga via la Société SEM. Le club précise qu'il avait pourtant espéré que les progrès médicaux enregistrés depuis son accident malheureux (une double fracture au genou dans un contact avec le gardien) à Ipswich, le 9 septembre lors de la 5e journée du championnat, ramèneraient le Diable Rouge sur les pelouses de la Premier League. Mais cette hypothèse est à présent exclue par la Faculté.

«Je pense pour l'instant à simplement pouvoir remarcher et à courir de nouveau normalement. Il faut être réaliste, il y a peu de chances pour que je puisse rejouer» , déclarait-il déjà fin septembre, deux semaines après l'accident. Il disputait alors simplement son quatrième match officiel avec l'équipe de Birmingham.

«Il s'agit d'un véritable drame pour l'intéressé , admet le président Doug Ellis, même s'il est couvert par une assurance. C'est aussi fort ennuyant pour Aston Villa, qui se voit ainsi privé des services d'un joueur de classe mondiale. On a beaucoup apprécié Luc Nilis, et il sera d'ailleurs toujours le bienvenu ici.»

L'ex-Anderlechtois ajoute pour sa part qu'il a énormément «goûté chaque minute passée dans ce club pour lequel je suis très déçu de ne plus pouvoir marquer de buts. Et je regrette fortement de devoir renoncer à poursuivre sa collaboration sur avis médical. Je voudrais continuer, mais les médecins affirment que c'est impossible.»

Né le 25 mai 1967, Luc Nilis a entamé sa carrière à Winterslag (1984-86), avant d'évoluer successivement à Anderlecht (1986-94), au PSV Eindhoven (1994-2000), où il a été sacré joueur de l'année en 1996, et à Aston Villa. Il a marqué 10 goals en 56 capes de Diable Rouge.

Malgré toute la réussite qu'il connut dans ses différents clubs, il ne parvint que trop rarement à faire l'unanimité en équipe nationale. Il la quitta d'ailleurs après la Coupe du monde en France mais se remit à sa disposition en avril dernier.

Les années les plus marquantes de sa carrière sont celles lors desquelles il épaulait Ruud Van Nilsterooy ou quand il constituait ce que l'on appelait au Parc Astrid le trio magique avec Marc Degryse et Luis Oliveira.

© La Libre Belgique 2001