Le Standard, Zulte Waregem et Courtrai peuvent encore mathématiquement se qualifier pour les playoffs 1. 

Ce dimanche, à 18 heures, ils affronteront respectivement Malines, le RMP et Anderlecht.

Retour sur les trois candidats aux playoffs 1.


Malines a une motivation supplémentaire

Comme un coup du destin, c’est à Malines que le sort du Standard va se dessiner. Malines, le club qui a permis à Jonathan Legear, alors au plus profond du tunnel, de retrouver un second souffle dans sa carrière, avant de signer au Standard; ce même Malines, qui a vu son directeur technique Olivier Renard partir de Achter de Kazerne pour Sclessin au début 2016. Bref, de quoi donner l’envie à ces Sang et Or, qui joueront "pour du beurre", d’aller chercher à titiller le rival liégeois, obligé de l’emporter pour garder son sort entre ses mains dans ces playoffs 1.

Des tensions entre les deux clubs

La pression autour de la rencontre est montée d’un cran ces derniers jours. Ainsi, par médias interposés, Johan Timmermans, le président de Malines, et Olivier Renard ont réglé leurs comptes, notamment sur les transferts qu’aurait fait le premier dans le dos du second, à l’époque où ils travaillaient de concert. C’était au tour de Renard de répondre et il n’a visiblement toujours pas avalé la pilule. "Je ne comprends pas comment Johan Timmermans, qui est pourtant un homme gentil, trop peut-être, peut se fendre de telles déclarations, a-t-il expliqué, ajoutant que, soit il a la maladie d’Alzheimer, soit il est mythomane, avant de se fendre d’un : "moi, je ne ferai plus de commentaire."

Voilà qui clôt le débat entre ces deux-là… provisoirement.

Une motivation supplémentaire

Mais une rencontre, ça se joue d’abord sur le terrain. Alors, lorsque Yannick Ferrera a été interrogé en conférence de presse, il a d’abord signalé que "Réginal Goreux était bien revenu à 100 %."

Mais avant de terminer sa conférence de presse, le coach du Standard n’a pas pu s’empêcher de se fendre d’un petit commentaire supplémentaire qui montre bien que l’enjeu sera bien au rendez-vous des deux côtés de la pelouse. "Je peux vous assurer que Malines sera très motivé. Les joueurs ont reçu la promesse qu’ils recevraient beaucoup de jours de congé s’ils prenaient les trois points contre nous. Je sais, de source sûre, qu’ils ont été chauffés durant toute la semaine. Ils seront aussi motivés que s’ils jouaient une finale de Coupe du monde."

Maintenant, comme il le dit si bien, leur destin sera dimanche entre leurs mains et il ne faudra pas se chercher d’excuses. "Notre envie d’aller en playoffs doit être plus grande que leur envie de nous battre. Les Malinois ne vont pas laisser filer le match, je n’y crois pas une seule seconde. Ils ont certainement leurs raisons mais je ne les connais pas."


Le RMP face à Zulte Waregem pour éviter les playoffs 2

Le Standard risque d’avoir notamment les yeux rivés sur le match du RMP qui jouera contre Zulte Waregem, plus que jamais candidat aux playoffs 1, toujours dans la roue des Liégeois. Face aux Flandriens s’érigera une équipe du RMP sauvée, mais qui souhaite se qualifier pour les playoffs 2. Elle comptera sur un joueur qui vient de l’autre côté de la frontière, Teddy Mézague.

Un défenseur devenu milieu

Depuis qu’il est arrivé à Mouscron, en juillet 2014, Teddy Mézague a été présenté comme un défenseur central. C’est d’ailleurs à cette position que le Français a joué la plupart de ses matches. Mais depuis trois semaines, il est montré d’un cran dans l’échiquier hurlu.

"Le coach m’a demandé si je pouvais évoluer comme milieu récupérateur", explique Teddy Mézague. "Je lui ai alors dit que j’avais déjà joué à ce poste lorsque je défendais les couleurs de Montpellier. Je lui ai donné des vidéos de mes matches. Il les a regardées et m’a dit que j’allais évoluer à cette position la semaine suivante."

Depuis, Teddy n’a pas quitté le milieu de terrain, obligeant même David Hubert a lui aussi joué un cran plus haut. "Cette place, je l’affectionne. Si je devais choisir, je dirais que milieu défensif, c’est ma place pour le futur. Je pense avoir le volume de jeu nécessaire pour pouvoir y évoluer. Physiquement, je peux récupérer pas mal de ballons tandis que techniquement je pense être capable de distribuer le ballon."

Et surtout, il faut la confiance de l’entraîneur Glen De Boeck. Ce que Teddy a gagné depuis l’arrivée de l’Anversois.

Teddy Mézague sait qu’il doit encore s’améliorer sur certains points. Et quoi de mieux que des matchs pour pouvoir ajuster certains manquements. "Nous devons donc nous qualifier pour ces PO2. Nous nous sommes bien préparés cette semaine et je sens que nous sommes capables d’éviter cette quinzième place. Le groupe se sent très bien. Tout le monde est concerné car personne ne veut être en vacances dimanche soir."

Comme lors des dernières rencontres du RMP, le club ira en mise au vert et tentera de mener les débats contre Waregem. "Cela nous réussit plutôt bien ces dernières semaines. Donc je comprends que le coach veuille encore faire cette mise au vert même si le maintien est en poche."


Courtrai peut être la surprise grâce entre autres à son nouvel entraîneur

Petit quiz : qui fut le premier joueur acheté par Hein Vanhaezebrouck en arrivant à Gand ? Réponse : Karim Belhocine, le Franco-Algérien débarquait de Waasland-Beveren à la surprise générale.

Second petit quiz : quel est le seul entraîneur invaincu cette saison en Pro League ? Réponse : Karim Belhocine, après son joli dix sur douze suite au C4 de Johan Walem à Courtrai.

Pourquoi ces deux questions ? Elles montrent que Belhocine est ce qu’on pourrait vulgairement appeler un "nettoyeur" de vestiaire.A Gand, il a instauré une mentalité de gagnant comme le désirait Vanhaezebrouck. Et c’est aussi ce qu’il fait à Courtrai depuis sa montée en grade.

Un entraîneur méconnu

Encore peu connu malgré sa saison (2011-2012) au Standard, l’ancien défenseur de trente-cinq ans pourrait rapidement effacer le mot intérimaire qui colle à son statut de T1 ces dernières semaines. Charmée par ses débuts, la direction de Courtrai veut en faire son nouvel entraîneur principal pour la saison prochaine malgré des candidatures sérieuses (Anastasiou, Brys, Mathijssen…).

L’histoire courtraisienne, entamée l’été passé, n’avait pourtant pas bien commencé pour ce natif de la région lyonnaise. La faute à des relations tendues avec Johan Walem. Les deux hommes ne s’appréciaient pas. Pendant que Walem craignait l’ambition de son adjoint, Belhocine estimait que le nouveau T1 n’avait pas suffisamment de qualités. Malgré quelques efforts des deux côtés, la cohabitation n’aura jamais été idéale entre les deux hommes.

Ce dimanche, Karim Belhocine pourrait encore qualifier le KVK pour les playoffs. S’il y parvenait, il pourrait signifier la fin de l’ère Besnik Hasi à Anderlecht. Un Besnik Hasi qui avait lui aussi impressionné il y a deux ans après avoir repris in extremis le relais de son ex-T1. "Je ne m’occupe de son sort éventuel", commente-t-il. "Besnik est un bon ami mais on ne va pas se faire de gentillesses. C’est ça le monde des entraîneurs…" Un monde où il sent visiblement déjà très à l’aise.