Trois points pour passer l'hiver au chaud

Football

CHRISTOPHE BERTI

Publié le

Trois points pour passer l'hiver au chaud
© BELGA

ENVOYÉ SPÉCIAL À TALLINN

Quand ils ont mis un pied sur la passerelle qui reliait le vol Sobelair 4619 à la piste mouillée de l'aéroport de Tallinn, hier à douze heures cinquante locales (une heure de plus qu'en Belgique), les Diables rouges ont compris tout de suite qu'ils risquaient le coup de froid dans tous les sens du terme en Estonie. Le thermomètre, en effet, n'atteint que péniblement le zéro degré et la neige, fondante à midi et tenace le soir, attaque sans pitié les joues et n'inspire aucune sympathie... Lorsqu'ils sont arrivés, en soirée, à l'Arena Le Coq, le stade où ils se produiront ce soir, Aimé Anthuenis et ses hommes ont en effet écarquillé les yeux en découvrant un tapis de neige impressionnant.

Terrain chauffé par le sol

Nos représentants ont, finalement, pu s'entraîner... une demi-heure autour du terrain! On nous a assuré qu'il n'y aurait aucun problème pour le déroulement de la rencontre, avec un chauffage au sol qui peut être activé et une population qui peut déblayer la neige si besoin! Bref, les conditions risquent d'être tout de même polaires mais pourtant, l'équipe belge doit s'imposer pour passer l'hiver... au chaud.

`Tous les matchs sont cruciaux, mais c'est vrai que normalement, on ne peut pas perdre de points contre les `petits´ du groupe, pour garder nos chances´, admet Aimé Anthuenis, casquette vissée sur son crâne chauve et gros anorak sur le dos. `Cependant, l'Estonie n'est pas un maillon faible. C'est une équipe organisée, qui joue un peu comme Andorre en perte de balle, c'est-à-dire regroupée devant son but avec un seul joueur en pointe, mais qui, contrairement à nos adversaires de samedi dernier, possède des qualités individuelles et collectives. Evidemment, on doit gagner, mais l'Estonie a acquis une stabilité ces derniers mois, en subissant une seule défaite lors de ses neuf sorties en l'an 2002.´

` Un vrai examen ce soir´

De stabilité, justement, les Diables rouges en ont besoin. Entre les forfaits et les retraites anticipées, on se retrouve avec une formation très inexpérimentée pour un rendez-vous qui s'annonce plus périlleux qu'il n'en a l'air aux yeux du grand public.

`C'est vrai que cette équipe doit encore tout prouver. Van Houdt, Buffel, De Cock et même Dheedene n'ont quasi pas d'expérience en équipe nationale, Simons n'a joué que trois rencontres au centre de la défense. C'est une formation qui doit encore... se découvrir. Mais je sens beaucoup d'enthousiasme dans le groupe et je répète que la prestation à Andorre était encourageante à bien des niveaux. On passera en tout cas un vrai examen ce soir.´

D'ores et déjà, on se souviendra longtemps de cette semaine passée sous le soleil à La Panne, dans les tournants à Andorre et sous la neige à Tallinn. La préparation des Diables a ressemblé à tout sauf à un fleuve tranquille.

`C'est vrai, mais ni la fatigue des déplacements ni les conditions climatiques ne peuvent constituer des excuses, conclut Aimé Anthuenis. Ceux qui jouent en Ligue des Champions jouent aussi tous les trois jours et voyagent tout le temps. Seule la vérité du terrain compte.´

Elle dévoilera son verdict vers 22h15.

L'équipe: De Vlieger; Dheedene, Valgaeren, Simons, De Cock; Baseggio, Goor, Vanderhaeghe, P. Van Houdt; Buffel, Sonck.

Coup d'envoi: 20h30 (Direct Club RTL).

© Les Sports 2002

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