De nouvelles révélations sont parues ce vendredi soir par le Consortium de journalistes d'investigation.

D'après Le Soir, qui collabore à ce consortium, Donald Trump aurait tenté dans les années 2000 plusieurs opérations immobilières en Europe avec l'aide de Tevfik Arif, dirigeant de Doyen Sport au coeur des révélations du Football Leaks (voir ci-dessous). Ils étaient alors "meilleurs amis du monde" note Mediapart. "Ils ont essayé de s'en mettre plein les poches" commente Le Soir. La "couverture" qu'était la société Doyen Sport a permis de faire circuler des millions de dollars de façon occulte. Le présient élu dit aujourd'hui, ne plus se souvenir de Tevfik Arif...

Autre personnage impliqué par les révélations, le président du Real Madrid, Florenti Perez. Pour réussir à vendre le joueur français Kondogbia au Real, la société Doyen Sport a organisé une fête avec des prostituées pour le président des Merengue. Celui-ci dit ne pas y être allé... Doyen Sport a ensuite versé une commission occulte de 785.000 euros lors du transfert du joueur à Monaco.

Enfin, le Diable rouge, Adnan Januzaj est aussi cité dans les dernières révélations. Januzaj, considéré comme un surdoué du football belge lors de ses heures à Manchester United a été approché par Doyen. Des contrats ont même été signés entre l'entourage de Januzaj et Doyen. C'est au moment où l'entourage de Januzaj cherche à se faire payer que les montages financiers commençent, notamment via des sociétés à Dubaï. De grosses zones d'ombre existent mais tout indique que cela ne s'est pas fait dans la légalité. 

"Football Leaks": Doyen, plaque tournante des transferts épinglée

Le fonds d'investissements Doyen Sports, influent acteur du marché des transferts de foot, est dirigé par une fratrie d'oligarques kazakho-turcs aux méthodes douteuses, qui a recours à des prostituées, aux paradis fiscaux et aux commissions occultes, accuse Mediapart vendredi dans le cadre des "Football Leaks".

Les quatre frères Arif ont bâti leur empire financier en prenant le contrôle d'une usine chimique au Kazakhstan dans les années 1990 après l'effondrement de l'URSS, et c'est cet argent qui a servi à financer Doyen Sports (la branche sportive du groupe) à hauteur de 75 millions d'euros, dévoile Mediapart.

Leurs actifs sont déposés dans des "dizaines de sociétés offshore", dans des paradis fiscaux comme le Panama, l'Ile de Man, les Pays-Bas, Malte ou les Iles vierges britanniques, poursuit le média français.

Mediapart publie des échanges sur WhatsApp entre deux dirigeants de Doyen qui comptent amadouer avec des prostituées le président du Real Madrid, Florentino Perez, afin de faciliter le transfert du milieu français Geoffrey Kondogbia (qui passera finalement de Séville à Monaco puis à l'Inter Milan). M. Perez dit ne pas être allé à cette fête avec des prostituées à Miami en 2013.

Selon l'enquête, Doyen Sports a fait transiter au moins 10,8 millions d'euros de commissions occultes dans des paradis fiscaux pour faciliter les transferts de ses joueurs, dont Kondogbia, son compatriote Eliaquim Mangala ou le Colombien Radamel Falcao (qui joue aujourd'hui à Monaco).

"Football Leaks" est une enquête de 12 médias européens sur les coulisses du foot-business, qui a déjà dénoncé l'évasion fiscale autour des stars comme Cristiano Ronaldo ou José Mourinho, membres de l'écurie Gestifute, dirigée par Jorge Mendes, autre acteur majeur du marché des transferts. Mediapart a aussi stigmatisé les pratiques autour de Paul Pogba, joueur du portefeuille de Mino Raiola, autre agent vedette du milieu du foot.