Cela fait onze ans que Mo Ouahbi foule les pelouses de Neerpede. Le temps de voir grandir quelques talents à qui il faisait partager "un Snickers pour donner de l’énergie" alors qu’ils avaient 8 ans et avec qui il travaille à nouveau cette année pour les mener au sommet de l’Europe.

Interrogé avant de partir vers Nyon et le siège de l’UEFA où se dérouleront les demi-finales et la finale de la Youth League, le coach anderlechtois était tranquille. Il avait même pris son week-end pour aller voir ce qui se passait du côté de l’Aegon Futur Cup d’Amsterdam où évoluaient plusieurs joueurs (Svilar, Faes, Ademoglu, etc.) qui l’ont accompagné en Suisse ce jeudi. "Et même à Amsterdam entre les van der Sar et Overmars, on nous complimentait pour notre travail", disait-il fièrement.

Même au stade des demi-finales, Anderlecht jouera son jeu ?

Nous nous baserons toujours sur la technique, sur le style Anderlecht. Contre tous les grands, nous n’avons jamais changé notre philosophie de jeu. On veut le ballon. C’est ça le label RSCA.

Comment aviez-vous battu le FC Barcelone et Porto ?

Nous savions comment jouer contre eux sans dénaturer notre style. Barcelone ne sait pas jouer sans ballon. Alors, on a été les chercher très haut pour les priver du cuir. Porto était plus solide défensivement. Nous les laissions donc sortir de leur zone. En attendant plus bas pour la récupération, nous avons fait la différence.

Vous avez un gros inconvénient par rapport à vos adversaires : vous vous entraînez régulièrement avec quatre titulaires en moins…

Nous avons trouvé comment gérer le fait qu’Hervé Matthys, Samuel Bastien, Andy Kawaya et Aaron Leya Iseka travaillent avec les A. Quand on travaille la tactique, tout est filmé et certains joueurs, qui devraient être un de ces quatre-là en match, portent des chasubles afin que nos membres du noyau A sachent comment se déplacer avec nous.

Vous rêvez d’une finale face à Charly Musonda ?

Je veux cette finale et l’adversaire m’importe peu. J’aimerais regarder Chelsea-Rome en me disant que l’un d’eux sera notre adversaire en finale. Je veux déjeuner à Nyon lundi matin car si nous sommes éliminés, nous repartons dimanche.

Et il y aura des recruteurs…

Je ne m’en fais pas pour ça. Beaucoup de joueurs sont sous contrat et ceux qui ne le sont pas connaissent la philosophie du club envers les jeunes. Ils savent qu’ils trouveront difficilement mieux ailleurs.