La commission de contrôle de l'Union belge n'a pas été clémente avec Michaël Wiggers, contrôlé positif à la 19-noranostérone le 25 août 2007. Elle a infligé au joueur liégeois de Mons une peine d'un an de suspension ferme, à dater de ce jour et ce, jusqu'au 11 décembre 2008 inclus.

Jean Carly, président de la commission de contrôle de l'Union belge, a motivé la décision, en stipulant notamment que l'hypothèse émise par le médecin était... surprenante : "Une permutation de deux injections est surprenante, car il paraît invraisemblable, en dépit des conditions de travail difficiles décrites, qu'il ait pu administrer au joueur une piqûre contenant le produit illicite, et ce pour deux motifs. Il est de notoriété médicale que le produit identifié chez Michaël Wiggers est délivré en seringue 'prête à l'emploi' , tandis que le produit qui aurait dû être administré pour soigner sa pubalgie est délivré sous forme d'ampoules. D'autre part, la seringue qui sert à l'injection du produit illicite est beaucoup plus grosse que l'aiguille de la seringue par le biais de laquelle l'ampoule précitée aurait dû être administrée. Par conséquent, les conditions de manipulation des deux produits sont distinctes et ne peuvent prêter à confusion."

Michaël Wiggers a aussi déclaré avoir reçu la piqûre au bas du dos mais sans faire remarquer la moindre douleur ! "De l'expérience des médecins de la commission de contrôle, cette injection aurait dû le 'f aire sauter au plafond'."

La commission de contrôle de l'Union belge a enfin insisté sur le fait que le médecin n'avait pas formulé d'aveu, mais simplement fait remarquer qu'il avait peut-être commis une erreur de manipulation.

A côté de sa compagne enceinte en larmes, le joueur ne pouvait retenir sa colère. "Je suis scandalisé par le jugement, qui contredit les aveux du médecin. Je suis dégoûté de la justice belge. Comment pourrais-je faire la distinction entre une ampoule et une autre ? Dès ce jeudi, je ferai appel."

© La Libre Belgique 2007