Nous n’irons pas jusqu’à prétendre qu’il a avalé, hier matin, sa tasse de café de travers, mais Philippe Collin a été quelque peu étonné par l’annonce, officielle, du licenciement en Russie de Dick Advocaat. "Très sincèrement, tout au long de nos discussions préparatoires à la signature de son contrat avec nous, jamais le Néerlandais n’a laissé transpirer le sentiment que ses jours, au Zenit, étaient sans doute comptés"

Voilà pourquoi, aussi, rien n’avait été anticipé pour solutionner dans le vif ce cas de figure peu probable. "Nous ne pouvions de toute manière pas, nous à la Fédération, miser sur une telle éventualité pour faire traîner les choses avec Vercauteren et Dury. Pour nous, il convenait, prioritairement, que nous puissions travailler avec un staff de qualité jusqu’au moment de l’intronisation officielle de Dick Advocaat. Imaginez que nous nous présentions en Tchéquie avec un staff bidouillé à la dernière seconde, vous les médias auriez été les premiers à nous découper en rondelles !"

Philippe Collin n’a pas tort. Et puis, aussi, il a appris à mieux connaître Advocaat. Ce qui l’autorise à affirmer que jamais le Néerlandais, même dans l’urgence, ne prendrait une décision hâtive et non réfléchie. "Bien sûr il est tentant de croire que maintenant qu’il est libre, il va se précipiter en Belgique. Ce n’est pas trop son genre. Il va en effet profiter de cette nouvelle liberté pour encore mieux se renseigner sur ses futurs protégés. Car croyez-moi : même s’il avait encore la tête au Zenit, je suis convaincu qu’il a déjà visionné un nombre appréciable de vidéos qui concernent les matches disputés ces derniers mois par les Diables Rouges."

Tout ceci en prenant, quoi de plus légitime, un peu de recul et de repos. "Il va vite revenir aux Pays-Bas, c’est évident. Je prendrai alors contact avec lui pour jauger de ses intentions. Mais je vous le répète : ni lui ni nous ne sommes pressés " Il est vrai que l’Union belge en a un peu assez d’être bousculée. Et cela se comprend