Vous réveillonnez où ce soir ?" Le regard amusé par les sautes d'humeur hivernales d'un ciel tourmenté à l'aube d'un printemps à peine éclos, Michel Preud'homme était d'une humeur badine lors du point presse de ce vendredi, au point de s'écarter un rien de l'ordre du jour : "Je constate que le gouvernement est plus large que mon noyau..."

Pas de doute, il ne tenait pas à dramatiser les événements de mardi passé même si la Coupe a finalement débordé d'amertume : "Je n'ai pas fait de debriefing au lendemain du match. Je garde mes enseignements pour quand nous irons à Gentbrugge. Néanmoins, certaines situations de jeu précises nécessitant une mise au point immédiate ont été passées au crible . Si manquements il y a eu, il ne faut tout de même pas oublier notre excellente prestation jusqu'à 2-0 et même après car nous avons eu six ou sept possibilités pour inscrire un troisième but, ce qui n'avait pas été le cas au GBA. Vous savez, dans ces cas-là, on a souvent tendance à retenir ce qui n'a pas été. Et j'insiste, jusqu'au moment où notre adversaire est revenu à 2-1, nous avons presté à un très haut niveau. Comble de la malchance, ce n'est pas un mais deux goals que nous avons encaissés. Ce qui change la donne pour le match-retour."

L'entraîneur du Standard a néanmoins perçu la réaction ad hoc dans le vestiaire : "Une réaction habituelle dans le chef de mes joueurs à la confiance et au mental nullement atteints. On ira gagner là-bas, c'est le mot qu'ils se sont déjà passé."

Si l es Buffalos ont bien tiré profit de la baisse de régime des Liégeois, cela servira au moins d'avertissement à la veille de recevoir des Dragons don t le bulletin 2008 est aussi brillant que celui des Rouches : "Mons mérite le respect. Le déclic a tardé à venir mais du temps de Riga, cette équipe jouait déjà bien au foot. D'ailleurs, la meilleure façon de préparer ce match, c'est de se rappeler le déroulement de la manche aller. Les Hennuyers nous avaient fait mal."