Le moins que l’on puisse écrire est que ce match de Coupe de l’UEFA face au FC Brugeois n’est pas la priorité d’Unai Emery, l’entraîneur du FC Valence. C’est bien simple: aux dernières nouvelles, c’est une véritable équipe B qu’il alignera, jeudi soir (20 h 45), sur la pelouse de Mestalla.

Le coach espagnol doit, il est vrai, composer avec deux paramètres incontournables. D’une part, une véritable collection de joueurs blessés (David Silva, Vicente, Miguel Angel Angulo, Juan Manuel Mata, Emiliano Moratti, Edu et Alexis Ruano) et, d’autre part, la proximité du match au sommet de la "Liga" face au "Barça" , prévu samedi soir sur la pelouse du Camp Nou.

"Quarante-huitheures pour disputer deux matches de ce niveau, ce n’est pas raisonnable. Je dois poser des choix", explique Emery, successeur du très controversé Ronald Koeman à la tête de l’équipe.

Bref, tout semble indiqué que, pour accueillir les Brugeois, Valence n’alignera pas ses étoiles et, notamment, ses internationaux Albiol, Joaquin, Albelda, Baraja et, bien sûr, David Villa, meilleur buteur du dernier championnat d’Europe. Cela n’enlève cependant rien à la qualité du onze probable, tant le noyau du club (140millions d’euros de budget annuel) est large. Des joueurs comme Ivan Helguera, Carlos Marchena ou Fernando Morientes devraient ainsi commencer la partie.

Actuellement troisième du championnat d’Espagne (à cinq longueurs du flamboyant "Barça" ), Valence signe un excellent début de "temporada" . Minée par les querelles intestines (Canizares et Albelda avaient été carrément exclus de l’équipe par Koeman) et une mauvaise ambiance, l’équipe avait été très décevante la saison passée, flirtant même un moment avec la relégation avant de remporter la Coupe nationale.

Emery a remis de l’ordre dans la maison et créé un nouvel état d’esprit, très espagnol. Ce n’est pas un hasard si Valence est aujourd’hui le premier pourvoyeur de joueurs pour la "Seleccion" . Du coup, les 50 000 "socios" de Mestalla ont retrouvé sourire et confiance.