Laszlo Bölöni n’a pas toujours été compris. Par ses joueurs, par le public mais aussi par la presse. Son passé, notamment ce qu’il a connu avec le communisme, sa culture, son expérience ne lui faisait pas appréhender toute une série de thèmes avec la même sensibilité que ses interlocuteurs. Mais il a aussi sorti quelques bons mots et des vérités non-dénuées de sens. “Appelez-moi quand le Standard aura de nouveau le droit de tacler.” 24/01/10. L’exclusion (logique) de Rocha venait de succéder à celle de Witsel.

“Axel doit-il quitter le championnat de Belgique ? Je pose la question.” 17/01/10 après la 2e exclusion de Witsel contre Anderlecht en quatre mois.

“Personne n’a en poche quelques grammes de confiance qu’il peut sortir comme bon lui semble.” 27/12/09 pour expliquer les difficultés du Standard.

“Je n’ai pas de Maradona, C. Ronaldo ou de vieux Raul. J’ai de bons petits joueurs qui sont bons s’ils s’imposent dans les contacts. S’ils ne le font pas, ils ne sont pas meilleurs que les Belges moyens.” 8/12/10 avant l’AZ pour ramener ses joueurs les pieds sur terre.

“Je suis écœuré par le comportement de Carcela. Et révolté contre ce manque de respect vis-à-vis d’un club qui l’a amené en équipe nationale, de ses partenaires et du staff qui a usé pas mal d’énergie pour le mettre là où il est. Il doit comprendre que son club est plus important que sa petite personne.” 24/11/09 après l’exclusion de Carcela à Arsenal pour avoir repoussé Fabregas.

“Quand nous sommes revenus au vestiaire, Il pleurait à chaudes larmes. Comme un enfant. Après tout, ce n’est encore qu’un enfant.” 30/08/09, à propos de Witsel qui venait de fracturer la jambe de Wasilewski.

“Je veux retrouver ma bande de salopards.” 29/08/09 avant Anderlecht – Standard. Une phrase qui fera polémique après coup vu les incidents. A juste titre ?

“J’avais des petites filles vierges sur le flanc droit qui avaient peur d’aller au contact.” 21/08/09, mécontent après le partage contre Charleroi.

© La Libre Belgique 2010